Créteil est de retour

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Créteil est de retour
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Après une année de purgatoire en Pro D2, Créteil est déjà de retour au sein de l'élite du handball français. Une remontée vitale pour le club val-de-marnais, qui aborde cette saison avec humilité, avec à sa tête un enfant du club, Benjamin Pavoni. Avec un recrutement plutôt malin (Guilbert, Stankovic, Montorier), l'USC vise désormais une place en milieu de tableau, histoire de stabiliser à nouveau le club dans cette LNH.

Après une année de purgatoire en Pro D2, Créteil est déjà de retour au sein de l'élite du handball français. Une remontée vitale pour le club val-de-marnais, qui aborde cette saison avec humilité, avec à sa tête un enfant du club, Benjamin Pavoni. Avec un recrutement plutôt malin (Guilbert, Stankovic, Montorier), l'USC vise désormais une place en milieu de tableau, histoire de stabiliser à nouveau le club dans cette LNH. "On va revenir sur la pointe des pieds". Si, un an après sa descente en Pro D2, l'US Créteil est de retour en LNH, pas question de fanfaronner. Pourtant, la présence du club val-de-marnais au plus haut niveau peut être assimilé à un retour à la normale, tant il fait figure d'historique au sein du handball français, avec notamment un titre de champion de France en 1989. "Créteil fait partie du paysage handballistique français, et même européen. C'est un club historique en championnat, reconnaît Benjamin Pavoni, le nouveau coach cristolien, qui ne veut pas forcément parler de "normalité". Si la présence de Créteil en D1 n'est donc pas une normalité, elle était en tout cas vitale. "Les dirigeants ont mis les moyens qu'il fallait. C'était la priorité des priorités", raconte Pavoni, qui a depuis remplacé Dragan Zovko, l'entraîneur de la remontée. Un changement de technicien voulu par Guéric Kervadec, le directeur sportif du club, décidé à faire confiance à un enfant du club. "Je suis issu du club, j'ai fait toutes mes classes en tant que joueur, entraîneur, glisse le jeune coach de 33 ans, qui a entretemps roulé sa bosse du côté de Pontault-Combault et Vernon. A un moment donné il faut couper le cordon et aller voir autre chose et voir ce qu'il se passe ailleurs. C'est cette expérience dans d'autres clubs m'a beaucoup apporté aussi. C'est avec un réel plaisir que je reviens à Créteil". "Si on arrive à se situer autour de la 8e place ça sera une bonne chose" Pour se lancer dans cette nouvelle aventure, le technicien aura à sa disposition un effectif consistant, renforcé notamment par Guilbert, Montorier ou Tabarrand. "On verra la valeur du recrutement en fin de saison, mais aujourd'hui avec les moyens qu'on avait, on a recruté les joueurs qu'on désirait, se réjouit le nouveau patron, qui estime que son groupe apparaît comme un bon alliage entre vieux briscards et jeunes talentueux. " C'est sûr qu'on a un groupe assez jeune, mais avec l'apport de Fabrice (Guilbert), Dragan (Jerkovic), Ivan (Stankovic), ce sont des personnes qui peuvent stabiliser un groupe. Dans la construction d'un groupe, on a besoin de plus anciens, de jeunes. C'est un bon mix". Les plus jeunes auront donc un rôle à jouer, histoire de continuer à démontrer la capacité du centre de formation à sortir des joueurs de talents. "Créteil a toujours été un club formateur qui a sorti pas mal de joueurs. Aujourd'hui on a une génération de très jeunes joueurs qui est très talentueuse. On a pas mal d'internationaux, et on compte les intégrer au collectif pro, confirme Pavoni, alors que des jeunes comme les ailiers Adrien Ballet et Hugo Descat ou le demi-centre Quentin Minel, seront avec l'équipe de France jeune, lors du Mondial en Argentine, au mois d'août. Un effectif qui devrait donc avoir son mot en dire cette saison en LNH, même si Benjamin Pavoni préfère rester modeste et ne pas viser trop haut. "On ne veut pas s'enflammer, on revient parmi l'élite, on va faire profil bas. Aujourd'hui, si on arrive à se situer autour de la 8e place ça sera une bonne chose, tempère le coach. On va essayer de faire le meilleur championnat possible. On sait qu'on a de la qualité, et on veut faire des choses intéressantes". Une fois cet objectif atteint, il sera alors peut-être temps de viser (à nouveau) plus haut dans les années à venir...