Coville n'a rien à perdre dans le Nord

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Coville n'a rien à perdre dans le Nord
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Après 49 jours, 22 heures, 12 minutes et 32 secondes de mer, Thomas Coville a franchi l'équateur dans le sens retour ce dimanche matin. Le skipper de Sodebo a fait son retour dans l'Atlantique nord avec près de deux jours de retard sur le temps de passage de Francis Joyon, ce qui va l'obliger à tenir une moyenne de 18 noeuds pendant une semaine pour espérer s'emparer du record autour du monde.

Après 49 jours, 22 heures, 12 minutes et 32 secondes de mer, Thomas Coville a franchi l'équateur dans le sens retour ce dimanche matin. Le skipper de Sodebo a fait son retour dans l'Atlantique nord avec près de deux jours de retard sur le temps de passage de Francis Joyon, ce qui va l'obliger à tenir une moyenne de 18 noeuds pendant une semaine pour espérer s'emparer du record autour du monde. Le compte-à-rebours est déclenché. En franchissant l'équateur dans le sens retour ce dimanche matin, à 10h20, après 49 jours, 22 heures, 12 minutes et 32 secondes de mer depuis son départ d'Ouessant, Tomas Coville s'est présenté au départ de la dernière ligne droite de son tour du monde en solitaire. Pour espérer s'emparer de ce record derrière il court depuis trois ans désormais, mais qui reste aujourd'hui la propriété de Francis Joyon (57 jours 13h34'06"), le skipper de Sodebo devra couper la ligne d'arrivée avant le lundi 28 mars à 1h40'34". Soit 7 jours et 15 heures après son retour dans l'Atlantique nord qu'il devra donc avaler à la vitesse moyenne de 18 noeuds. Pas une mince affaire. L'intéressé en conviendra. Pour l'instant, il se réjouit d'avoir retouché un peu de vent après trois derniers jours difficiles à l'approche de l'équateur. "Je suis dans le Pot au noir, une zone avec des grains, a-t-il expliqué lors d'une vacation avec son équipe à terre. C'est elle d'ailleurs qui, paradoxalement, me génère du vent. J'ai entre 10 et 18 noeuds. Je slalome entre les grains." Un alizé de nord-est plus soutenu que dans le sud, c'est un euphémisme, qui lui a permis de relancer la machine et de stabiliser son retard sur le temps de passage de Joyon (496 milles de retard). Mais aussi de vivre mieux... "Depuis que j'ai retouché un peu de vent ce matin, la vie à bord a repris une allure un peu plus normale. La température, qui a avoisiné 50° à midi à l'intérieur, est un peu plus acceptable. Là, en avançant, et avec un peu de vent, les conditions sont plus clémentes", apprécie-t-il. Un peu d'air frais qui lui permet d'évacuer cette frustration d'être resté bloqué dans un alizé de sud erratique. Philosophe, Coville accepte cette dure réalité. "On ne peut pas faire autrement, on est obligé de passer par là. Autant, à d'autres endroits du globe, quand il y a des zones sans vent, on peut essayer de ne pas y aller ou de les contourner. Autant là, cette zone sans vent n'était pas contournable. Même en arrivant 24 heures avant, on serait ressorti un peu près au même moment." Le record est devant ses étraves. Pas dans son sillage. Pour peu que la météo lui soit favorable, Coville peut encore toucher au but. Rendez-vous le 28 mars !