Coupet: "Que des bonnes nouvelles !"

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Coupet: "Que des bonnes nouvelles !"
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FOOTBALL - Blessé depuis fin novembre, le gardien du PSG se confie sur son travail de rééducation et les performances actuelles de son club.

Ecarté des terrains depuis fin novembre après une fracture du péroné, le gardien du PSG se confie sur son travail de rééducation et les performances actuelles de son club.Le 30 novembre, vous vous étiez présenté devant la presse avec des béquilles. Que s'est-il passé depuis ?Je suis resté six semaines sans poser le pied, c'est ce qu'il y a de plus dur car il faut se remettre de la fracture et de la perte de muscle. Aujourd'hui, je dois refaire du muscle, de la mobilité et retrouver de la souplesse. La prochaine étape, c'est mercredi, on m'enlève une vis qui tient le péroné et le tibia. Cela permet aux ligaments de se reconsolider. Comme ça été bien pris par notre médecin, il a réduit la fracture sur le terrain, cela a évité beaucoup de complications.Tout se déroule donc comme prévu...Tout va bien. Les derniers examens sont très bons, que ce soit au niveau osseux, ligamentaire ou musculaire. J'avais des appréhensions concernant les ligaments mais en fait je n'ai pas eu d'arrachements. Que des bonnes nouvelles ! Après l'opération de mercredi, je serai au match pour PSG-Monaco.Vous affichez une forme assez incroyable quelques semaines après une blessure loin d'être anodine. Peut-on dire que vous êtes en avance sur la durée de la convalescence ? Je m'en garderai bien car avec mon expérience au genou (*), je me souviens que j'avais repris très rapidement une masse musculaire mais il a fallu ensuite du temps pour retrouver de la vitesse. Là, je me doute que, de la corde à sauter, je vais en bouffer et qu'il faudra une autre période pour retrouver de la tonicité et de la vitesse d'exécution.Quand espérez-vous revenir ?Ce serait bien de pouvoir postuler dans le groupe à la fin mars. C'est en tout cas l'objectif que je me suis fixé. Après, on verra, ça prendra le temps que ça prendra.Je trouve que l'on n'est pas assez orgueilleuxQue vous inspirent les performances de votre club ? On ne peut pas dire que le début d'année soit flamboyant...Le dernier en date est un épisode douloureux mais en même temps c'est Lille (victoire des Dogues 3-1, samedi, ndlr) sur une dynamique assez exceptionnelle. La problématique, c'est le manque de réaction du groupe sur le coup. Les Lillois ont une confiance supérieure par rapport à nous en ce moment, on le savait, mais ça n'empêche pas de livrer un combat de tous les instants.Vous rejoignez donc l'analyse qu'a livrée votre entraîneur, Antoine Kombouaré, après le matchAprès il faut être réaliste. S'ils sont meilleurs techniquement, il faut l'accepter. Ils sont aussi sur un nuage, il faut l'avouer mais on n'a pas senti le groupe capable de renverser la tendance ou du moins dans un premier temps de résister. Dans ce cas, si on a moins de technique, il faut mettre plus de physique. J'ai déjà entendu ça et le coach nous le reproche, c'est ce manque de caractère. Il faut savoir se transformer en guerriers.Du renfort au mercato est-il une solution ?Je ne sais pas. Ce que je peux dire c'est que l'ambiance est extra et des fois on a tendance à dire qu'elle est presque trop bonne. Après il faut qu'il y ait une répercussion dans le travail collectif. Je trouve que l'on n'est pas assez orgueilleux. Quand on joue au Paris Saint-Germain, il y a une obligation de performance, au moins de rendre quelque chose. Je pense qu'on avait réussi à imprégner quelque chose au début de la saison et aujourd'hui, beaucoup d'équipes ont l'espoir de faire un coup contre Paris. Il faut inverser tout ça.*: Le gardien du PSG s'était blessé en août 2007 au genou gauche quand il évoluait à Lyon, et avait été privé de compétition durant plusieurs mois.