Cormier, le temps presse

  • A
  • A
Cormier, le temps presse
Partagez sur :

Au pied du podium la saison dernière, Le Mans inquiète en ce début d'exercice, à l'instar des autres cadors, lensois et monégasques. Avant-dernier avant leur déplacement au Havre ce mardi pour le compte de la 8e journée de Ligue 2, les Sarthois doivent impérativement se reprendre, sous peine de placer un peu plus leur entraineur Arnaud Cormier sur la sellette.

Au pied du podium la saison dernière, Le Mans inquiète en ce début d'exercice, à l'instar des autres cadors, lensois et monégasques. Avant-dernier avant leur déplacement au Havre ce mardi pour le compte de la 8e journée de Ligue 2, les Sarthois doivent impérativement se reprendre, sous peine de placer un peu plus leur entraineur Arnaud Cormier sur la sellette. Confiant. Le sentiment d'Henri Legarda ne faisait guère de doutes au soir de la 38e journée 2010-2011 et d'une victoire crève-coeur face à Nantes (2-1), insuffisante pour accéder à l'élite. Pas de doute pour le président sarthois, Le Mans, guidé par ses jeunes pousses, est sur la bonne voie. "Je veux de la stabilité dans ce club, clamait haut et fort le dirigeant du MFC, dans les colonnes de Ouest-France. J'ai décidé de retrouver l'élite avec Arnaud Cormier et je le ferai. Je pense qu'on ira loin avec lui." Pourtant, cinq mois après, le bilan manceau inquiète. Sur le plan quantitatif tout d'abord avec une formation sarthoise seulement 19e de Ligue 2, avec quatre points engrangés. D'un point de vue qualitatif également, avec un niveau de jeu encore très pauvre et un déficit de réalisme devant le but à faire pâlir les supporters de la MMArena. Preuve en sont les quatre petits buts inscrits en sept matches depuis le début de la saison, dont trois sur la seule rencontre face à Sedan, le 20 août dernier. Des prestations indigestes pour un club qui avait flirté un temps avec les premiers rôles en Ligue 1, il y a trois ans. Dernier en cas de défaite Le temps presse donc pour les hommes d'un Arnaud Cormier de plus en plus esseulé malgré les marques de confiance répétées de son président: "Arnaud fait partie intégrante du club, c'est la fidélité qu'on récompense, nous confiait-il d'ailleurs récemment. C'est le seul à avoir gagné quelque chose au club puisque je rappelle qu'il a gagné la Coupe Gambardella en 2004. Arnaud a beaucoup appris de la saison dernière. Il faut ensuite apprendre à devenir le patron, trancher, prendre des décisions". Un costume de patron que le technicien tarde à endosser, auprès d'un effectif extrêmement (voire trop ?) jeune (22 ans de moyenne d'âge). Au point que Le Mans pourrait déjà se retrouver lanterne rouge de Ligue 2 ce mardi soir en cas de revers sur la pelouse du troisième havrais. Un choc des extrêmes qui n'offre pas la faveur des pronostics aux joueurs sarthois, d'autant que le HAC reste invaincu à domicile. Des pronostics qui, si il venait à être confirmés, pourraient fort épuiser les derniers crédits de Cormier et provoquer la deuxième éviction d'un entraîneur cette année, après celle de Laurent Banide à Monaco.