Contador résiste au Zoncolan

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Contador résiste au Zoncolan
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L'une des étapes clés du Giro, certes tronquée par l'annulation du passage au Monte Crostis, n'a pas permis aux poursuivants d'Alberto Contador de reprendre du terrain. L'Espagnol a parfaitement géré les 10 kilomètres d'ascension du Monte Zoncolan pour conforter son maillot rose de leader, Vincenzo Nibali ayant également repris quelques secondes sur Michele Scarponi. Igor Anton s'est offert le gain de l'étape pour grimper sur le podium.

L'une des étapes clés du Giro, certes tronquée par l'annulation du passage au Monte Crostis, n'a pas permis aux poursuivants d'Alberto Contador de reprendre du terrain. L'Espagnol a parfaitement géré les 10 kilomètres d'ascension du Monte Zoncolan pour conforter son maillot rose de leader, Vincenzo Nibali ayant également repris quelques secondes sur Michele Scarponi. Igor Anton s'est offert le gain de l'étape pour grimper sur le podium. Difficile d'y voir clair ce samedi sur les routes du Giro. La 14e étape s'est certes bien tenue entre Lienz et le Monte Zoncolan, l'un des sommets les plus attendus de ce Tour d'Italie du 150e anniversaire de l'unité du pays. Mais le passage controversé du Monte Crostis a bel et bien été supprimé, l'UCI ayant pressé les organisateurs à l'annuler, la descente, parfois sur des routes de terre, ayant été jugée trop dangereuse. L'ascension, la dernière avant la terrible arrivée au sommet du Monte Zoncolan, devait être remplacée par celle du Tualis, de 2e catégorie mais sans points distribués et d'une distance de 4 kilomètres. Patatras ! A l'approche du passage des coureurs, les organisateurs ont modifié le parcours, en raison des manifestations d'un public du Frioul furieux par l'annulation du passage au Crostis, un moment fort de ce Giro que la population locale attendait de pied ferme. De 210, l'étape est passée à 190 kilomètres, tronquant son caractère montagneux au profit d'une course de côte avec une seule vraie difficulté. Oui, mais quelle côte ! Le Zoncolan et ses 10 kilomètres comprenant des passages à 22%, n'a pas dérogé à sa légende entamée en 2003. Surtout que cette fois, comme en 2007, le monstre s'abordait bien par son côté le plus délicat, celui partant de la localité d'Ovaro. Après le Grossglockner tyrolien, il fallait bien un autre phénomène pour fêter le retour sur le sol italien. Animateurs de la journée, Tankink, Rabottini et Brambilla n'ont rien pu faire malgré leurs neuf minutes d'avance à 50 kms de l'arrivée. La horde des leaders s'est levée et son maitre en rose, Contador, n'a pas tremblé. Après une première attaque de Joaquin Rodriguez à sept kilomètres du but, Contador réagit à six kilomètres du but, se lançant derrière Igor Anton passé lui aussi à l'attaque. Anton sur le podium Rejoignant Rodriguez, les deux hommes sont accompagnés par Scarponi alors que Garzelli, Menchov ou Kreuziger lâchent prise. Anton en remet une couche à 5,4 kilomètres et part seul. Plus gestionnaire, concentré sur l'optique du général, Contador laisse alors Scarponi mener la poursuite permettant à Nibali de revenir. Ayant fait l'effort, Scarponi finit aussi par craquer, laissant les deux premiers du général s'écharper. Les deux hommes se jaugent, l'Italien craignant une nouvelle accélération du triple vainqueur du Tour de France. Anton en profite pour creuser un écart, conservé malgré l'attaque de Contador dans les tunnels marquant les derniers hectomètres. Le Basque d'Euskaltel en profite pour grimper sur le podium au détriment de Scarponi et revient même à une seconde de Nibali. Possédant désormais trois minutes et vingt secondes d'avance, Contador peut savourer. Cette lutte pour la deuxième place pourrait désormais faire ses affaires pour gérer ce maillot rose jusqu'à Milan. Une bataille que John Gadret pourrait bien observer de près. Sixième de l'étape, le Français a parfaitement embrayé après sa troisième place au Grossglockner vendredi. Le leader d'AG2R est désormais cinquième du général et poursuit son très beau tour d'Italie, trois jours après sa victoire à Castelfidardo.