Contador reçoit l'absolution

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Contador reçoit l'absolution
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Le site Internet du quotidien sportif Marca annonce ce lundi qu'Alberto Contador a été blanchi par la Fédération espagnole pour son test positif au clenbutérol lors du dernier Tour de France. Initialement suspendu un an, le coureur madrilène reste dans le viseur de l'UCI qui devrait faire appel de cette décision devant le Tribunal arbitral du sport (TAS).

Le site Internet du quotidien sportif Marca annonce ce lundi qu'Alberto Contador a été blanchi par la Fédération espagnole pour son test positif au clenbutérol lors du dernier Tour de France. Initialement suspendu un an, le coureur madrilène reste dans le viseur de l'UCI qui devrait faire appel de cette décision devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). Revirement de situation dans l'affaire Alberto Contador. Contrôlé positif au clenbutérol le 21 juillet 2010 sur le Tour de France,puis suspendu provisoirement par l'UCI, le coureur espagnol avait d'abord été informé le 26 janvier dernier, par sa fédération (RFEC), saisie par l'UCI, de son intention de le suspendre un an. Ce lundi, le site Internet du quotidien Marca annonce que le comité des compétitions de la RFEC aurait décidé de blanchir le Madrilène, en s'appuyant sur le précédent Dimitrij Ovtcharov. Ce dernier, joueur allemand de tennis de table, avait été contrôlé positif au clenbutérol le 23 aout 2010 puis plaidé, comme Contador, la contamination alimentaire, avant d'être absous par sa fédération. "Nous n'avons reçu aucune information officielle de la part de la fédération. Nous avons vu ce qui a été publié dans la presse espagnole, mais c'est tout", a toutefois déclaré l'agent de Contador. Ce contre-pied de la part de la Fédération espagnole était attendu. Dans la majorité des cas, un coureur non-récidiviste écope d'une suspension de deux ans. Dans un premier temps, les juristes de la RFEC avaient retenu la défense du coureur comme une "circonstance atténuante", ce qui faisait descendre la suspension à un an. La semaine passée, le quotidien El Periodico révélait que les membres de la Fédération espagnole considéraient désormais l'absence de "négligence et de responsabilité" de la part de Contador, entraînant la levée de toute suspension pour le coureur, selon l'article 296 du code mondial antidopage. Richard Gasquet, après son contrôle positif à la cocaïne en 2009, avait bénéficié d'un tel traitement. La partie est toutefois loin d'être terminée. L'Union cycliste internationale (UCI) et l'Agence mondiale antidopage (AMA) disposent l'une et l'autre d'un délai d'un mois pour faire appel de cette décision devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). Le précédent Iban Mayo Depuis plusieurs semaines, le cas Contador était devenu une affaire d'état. Le coureur, attaqué par les producteurs espagnols de viande bovine, n'avait cessé de clamer son innocence. Il avait récemment reçu le soutien de son Premier ministre, José Luis Rodiquez Zapatero, pour qui il "n'existe pas de raison juridique de sanctionner Contador". La découverte récente d'un important stock de viande non contrôlée, et donc potentiellement contaminée au clenbutérol dont l'usage est interdit dans l'Union européenne mais autorisé en Amérique latine, était venu grossir la défense du Madrilène. Contador n'est d'ailleurs pas le premier coureur à être blanchi par la Fédération espagnole, décidément clémente avec ses protégés. En 2007, le Basque Iban Mayo, contrôlé positif lors de la deuxième journée de repos du Tour de France (comme Contador), avait échappé dans un premier temps à une suspension. L'UCI avait demandé l'analyse de l'échantillon B, qui avait confirmé les traces d'EPO dans les urines de Mayo. Le TAS avait finalement suspendu le coureur deux ans. Contador, lui, peut pour le moment reprendre la compétition, et pourrait s'aligner au départ du Tour d'Algarve mercredi.