Contador: "Pas le parcours idéal"

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Contador: "Pas le parcours idéal"
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Vainqueur du Giro en mai dernier, Alberto Contador rêve désormais d'enchaîner avec un quatrième succès sur la Grande Boucle. A deux jours du départ prévu samedi, le leader de la Saxo Bank s'est confié aux journalistes venus en nombre pour l'entendre s'exprimer sur son état de forme, mais aussi sur les suspicions de dopage qui pèsent sur lui.

Vainqueur du Giro en mai dernier, Alberto Contador rêve désormais d'enchaîner avec un quatrième succès sur la Grande Boucle. A deux jours du départ prévu samedi, le leader de la Saxo Bank s'est confié aux journalistes venus en nombre pour l'entendre s'exprimer sur son état de forme, mais aussi sur les suspicions de dopage qui pèsent sur lui. Alberto, vous allez avoir la pression sur la route car vous êtes le favori, mais aussi hors de la course. Comment gérez-vous cela ? Le Tour de France est la course où il y a le plus de pression. C'est le cas pour tout le monde. Il n'y a qu'à voir le nombre de journalistes présents à cette conférence de presse. C'est vrai que pour moi, depuis quelque temps, la pression est plus intense en dehors. J'en suis conscient. Mais l'important est de rester concentré sur la course et de rester fixé sur mon objectif, savoir ce qui est le mieux pour moi. C'est la première fois que vous enchaînez le Giro et le Tour la même année. Etes-vous en forme ? Ne craignez-vous pas de ne pas avoir assez récupéré ? C'est vrai c'est la première fois de ma carrière que j'enchaîne deux épreuves de trois semaines comme cela. En 2008, j'avais fait le Giro et la Vuelta, mais j'avais eu plus de temps pour récupérer entre les deux. Cette année, le Giro a été très dur. J'ai effectivement un doute sur le fait de savoir comment mon corps aura récupéré de ses efforts. Je n'ai pas encore la réponse. Vous dîtes que vous avez des doutes sur le fait d'avoir récupéré. Du coup, doit-on s'attendre à un Alberto Contador plus attentiste lors de la première étape de montagne à Luz-Ardiden ? J'ai effectivement certains doutes. Mais cela dépendra beaucoup de la manière dont va se dérouler la course dans les premières étapes. J'attends de voir mes sensations lors de la première semaine. Mais vous me connaissez, quand j'ai de bonnes jambes, j'attaque. Difficile de vous répondre maintenant, mais j'en saurai sûrement un peu plus après la première étape de montagne à Luz-Ardiden. Est-ce le parcours idéal pour vous avec un contre-la-montre la veille de l'arrivée et une dernière semaine difficile en montagne ? Je ne crois pas du tout que ce soit le parcours idéal. J'aurais préféré qu'il y ait plus de contre-la-montre. L'idéal, ça aurait été un chrono de 15 km la première semaine, un autre au milieu et un à la fin. J'aurais ainsi eu la possibilité de distancer les meilleurs grimpeurs. Je me souviens que lors de ma première victoire en 2007 il y avait eu 120 kilomètres de contre-la-montre. Est-ce que comme les deux années précédentes, le Tour va se résumer à un duel entre Andy Schleck et vous ? Andy sera encore mon principal rival cette année, mais il y a beaucoup d'autres coureurs. Il y a des coureurs expérimentés, mais aussi une poignée de jeunes, qui manquent peut-être encore un peu d'expérience, mais qui peuvent créer la surprise. Je pense que ce Tour va être très intéressant au niveau tactique. "Une suspension serait ridicule" Quel est votre avis sur Robert Gesink qui a de gros objectifs pour ce Tour ? C'est un coureur très fort. En plus, il a les idées très claires, il sait ce qu'il veut. Il veut lutter pour la victoire. Des amis chez Rabobank m'ont dit qu'il avait fait une préparation hors du commun. Il a tout misé sur le Tour. S'il réussit à franchir le pas, il sera capable de lutter pour la victoire. En ouverture de cette conférence de presse, votre directeur sportif Bjarne Riis a dit que l'équipe Saxo Bank-Sungard était propre et qu'elle respectait les règles. Mais dans toutes les équipes où vous êtes passés, il y a eu des suspicions de dopage et vous n'avez jamais vraiment condamné publiquement le dopage. Comment vous faire confiance ? Je pense que vous êtes très mal informé, j'ai toujours dit que j'étais contre le dopage. Je prône la tolérance zéro. Maintenant, chacun peut croire ce qu'il veut. Comment gérez-vous le fait que l'on puisse éventuellement vous retirer la victoire sur ce Tour en cas de suspension par le Tribunal arbitral du sport ? Si on devait m'enlever cette victoire, je trouverais cela ridicule. Depuis le début de la saison, je suis sans doute l'un des coureurs le plus contrôlés. De plus, j'ai remporté la plupart des courses auxquelles j'ai participé. A chaque fois, j'ai donc subi de nouveaux contrôles. Ce sera la même chose sur le Tour de France. J'ai confiance, je sais que ça ne se passera pas. Mais si je devais être suspendu, je trouverais cela insignifiant tellement ce serait ridicule.