Contador laisse planer le doute

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Contador laisse planer le doute
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Si le TAS ne devrait pas statuer sur son contrôle positif au clenbutérol avant le mois d'aout, ce qui l'autorise à courir le Tour de France au mois de juillet, Alberto Contador pourrait de son propre chef faire l'impasse sur la Grande Boucle. Interrogé par la radio Cadena Ser, l'Espagnol, épuisé par sa victoire dans le Giro, a mis sa participation en suspens.

Si le TAS ne devrait pas statuer sur son contrôle positif au clenbutérol avant le mois d'aout, ce qui l'autorise à courir le Tour de France au mois de juillet, Alberto Contador pourrait de son propre chef faire l'impasse sur la Grande Boucle. Interrogé par la radio Cadena Ser, l'Espagnol, épuisé par sa victoire dans le Giro, a mis sa participation en suspens. La victoire, pardon la démonstration d'Alberto Contador sur le Tour d'Italie avait suscité pas mal de fantasmes. Et si le grimpeur espagnol devenait le premier coureur à réaliser le triplé Giro-Tour-Vuelta lors de la même saison ? Depuis mardi, le leader de la formation Saxo Bank sait en tout cas que, sauf retournement de situation, le TAS devrait le laisser tranquille durant la Grand Boucle et s'occuper de son cas (contrôle positif au clenbutérol sur le Tour 2010) au mois d'aout. Mais c'est Contador lui-même qui a laissé planer le doute sur sa présence le 3 juillet prochain en Vendée pour le Grand Départ du Tour de France 2011. Le Madrilène s'était déjà montré évasif, dimanche, au moment d'évoquer le grand rendez-vous de juillet ("On verra..."). Mercredi soir, sur les ondes de la radio Cadena Ser, il n'a pas levé les interrogations, bien au contraire. Contador s'est dit "touché, fatigué", par ce Giro dantesque qu'il considère comme étant "la course de trois semaines la plus difficile que de [sa] carrière". "Même quand je dois monter les escaliers, je ressens la fatigue. En ce moment, je passe mes journées à récupérer", a expliqué le triple vainqueur de la Grande Boucle. "Si je décide de faire le Tour, ce sera pour me battre pour la victoire. Si je vois que je ne suis pas en bonne condition, je n'irais pas", a affirmé Contador, sans jamais se départir du conditionnel. Difficile d'y voir clair dans le jeu de l'Espagnol, qui semble vouloir braquer les projecteurs sur Andy Schleck, son rival le plus sérieux, "si je décide de participer". Réussir le doublé Giro-Tour, comme Pantani en 1998, était l'objectif avoué du natif de Pinto cette saison. Si le défi est immense (Ivan Basso, vainqueur du Giro puis 32e du Tour en 2010, peut en témoigner), on imagine mal Contador jeter l'éponge à mi-parcours. Surtout vu les obstacles qu'il a déjà franchis.