Contador doit des comptes

  • A
  • A
Contador doit des comptes
Partagez sur :

S'il avait pu imaginer traverser cette épreuve en toute impunité, Alberto Contador en est pour ses frais. L'Union cycliste internationale (UCI) a fait savoir lundi qu'elle avait demandé à la Fédération espagnole l'ouverture d'une procédure disciplinaire contre le coureur espagnol après son contrôle positif sur le Tour de France 2010.

S'il avait pu imaginer traverser cette épreuve en toute impunité, Alberto Contador en est pour ses frais. L'Union cycliste internationale (UCI) a fait savoir lundi qu'elle avait demandé à la Fédération espagnole l'ouverture d'une procédure disciplinaire contre le coureur espagnol après son contrôle positif sur le Tour de France 2010. Pas d'impunité pour Contador. Alors que ces dernières heures, détracteurs et partisans du triple vainqueur de la Grande Boucle se répondaient par médias interposés, d'un Bjarne Riis, soutenant aveuglément sa future recrue (voir par ailleurs) au champion du monde Thor Hushovd, réclamant la même justice pour l'Espagnol, l'Union cycliste internationale (UCI) a pris position. "Il doit être traité comme n'importe qui, et s'il s'avère qu'il a triché, il doit être pleinement puni. Si c'est deux ans de suspension, il doit les prendre", avait souhaité Hushovd sur la chaine de télévision norvégienne TV2 Sport. On n'en est pas encore là, mais l'UCI est enfin sortie de sa réserve. "L'UCI a demandé à la fédération espagnole d'entamer une procédure contre Contador", a déclaré ce lundi à Reuters le porte-parole de l'UCI, Enrico Carpani, suite au contrôle positif au clenbuterol subi par l'Espagnol sur la Grande Boucle cette année et qui fait planer sur lui la menace d'une suspension de deux ans et avec la perte de son titre. La Fédération espagnole attendue... A 27 ans, Contador, déja suspendu à titre conservatoire par l'UCI, assure que les traces de cet anabolisant proviennent d'une viande contaminée mangée auparavant, une explication qui, si elle suffit à lui assurer le soutien sans faille de Bjarne Riis, n'a pas convaincu l'Agence mondiale antidopage (AMA). "(Cette excuse) a déjà été avancée par le passé, on l'a entendue dans plusieurs dossiers et on l'a rejetée", a déclaré à la mi-octobre David Howman, directeur général de l'AMA. Et de prévenir que si l'examen du cas Contador par l'UCI tardait trop, l'AMA pourrait saisir le Tribunal arbitral du Sport (TAS) pour fixer rapidement la date d'une audition du coureur. Alors même que l'Ibère pourrait avoir à se défendre d'un autre soupçon de dopage après des informations faisant état de la découverte dans son sang de traces de résidus plastiques, ce qui pourrait être le signe d'une transfusion sanguine. Il appartient désormais à la fédération espagnole de se prononcer sur l'opportunité d'une sanction contre Contador. Si elle décide de le blanchir, l'UCI et l'AMA ont encore la possibilité d'en référer au TAS. La Saxo Bank a indiqué qu'elle maintiendrait son engagement financier auprès de l'équipe cycliste dirigée par Bjarne Riis même si Alberto Contador, engagé dans la formation pour la saison prochaine, était suspendu pour dopage. Le coureur espagnol avait de son côté réclamé une décision rapide de l'UCI afin, selon son porte-parole, de mettre un terme à "la publication d'informations fausses et diffamatoires". Et de prévenir qu'il porterait plainte contre plusieurs médias et sites internet qu'il accuse de l'avoir diffamé. Le voilà sommé de s'expliquer. L'étau se resserre...