Contador devant ses juges

  • A
  • A
Contador devant ses juges
Partagez sur :

C'est ce lundi que débute l'audition d'Alberto Contador devant le Tribunal arbitral du sport. Contrôlé positif au clenbutérol sur le Tour de France 2010, le coureur espagnol, qui plaide la contamination alimentaire, doit prouver son innocence. La décision du TAS ne devrait pas être connue avant début 2012.

C'est ce lundi que débute l'audition d'Alberto Contador devant le Tribunal arbitral du sport. Contrôlé positif au clenbutérol sur le Tour de France 2010, le coureur espagnol, qui plaide la contamination alimentaire, doit prouver son innocence. La décision du TAS ne devrait pas être connue avant début 2012. C'est l'heure de vérité pour Alberto Contador. Le coureur de la Saxo Bank, qui risque deux ans de suspension pour avoir été contrôlé positif sur le Tour de France 2010, est en effet auditionné durant toute la semaine à Lausanne par le Tribunal arbitral du sport, saisi par l'Union cycliste internationale et l'Agence mondiale antidopage, suite à la décision de la fédération espagnole de cyclisme de blanchir le coureur en février dernier. Maintes fois repoussée à la demande des différentes parties, l'audience devant le TAS, qui devait d'abord se dérouler avant le Tour de France 2011, puis au mois d'août dernier, aura cette fois belle et bien lieu. La décision appartient à un jury de trois experts nommés dès le mois d'avril. L'Israélien Efraim Barak présidera cette "formation arbitrale", assisté du Suisse Quentin Byrne-Sutton, choisi par l'UCI et l'Ama, et de l'Allemand Ulrich Haas, nommé par Contador et la RFCE. Mais la décision ne devrait pas être connue avant plusieurs semaines a fait savoir le TAS, qui n'organisera pas de conférence de presse après l'audience. La thèse d'une contamination alimentaire Le cauchemar a commencé en septembre 2010 pour le Madrilène lorsque l'UCI lui a annoncé qu'il avait subi un contrôle anormal lors de la Grande Boucle précédente, à l'issue de laquelle il avait obtenu son troisième sacre. Des traces de clenbutérol, une forme d'anabolisant d'origine vétérinaire qui entraîne notamment une perte de masse grasse importante, le renforcement de la ventilation et une augmentation du flux sanguin, ont en effet été trouvées dans ses urines lors d'un contrôle effectué le 21 juillet 2010 à l'occasion de la deuxième journée de repos. Suspendu provisoirement par l'instance dirigeante du cyclisme international, puis un an par la fédération ibérique, celui qui évoluait alors sous les couleurs d'Astana avait indiqué avoir été contaminé par une viande venant d'Espagne, qu'il aurait consommé quelques jours auparavant. Un argument qui a apparemment fait mouche auprès de la RFEC, qui avait décidé de le blanchir de tout soupçon. Mais pas de l'UCI, soutenu par l'AMA, qui a décidé de faire appel de cette décision devant le TAS. Autorisé à recourir, Contador en a profité pour remporter dix victoires cette année dont le Giro, le Tour de Murcie et le Tour de Catalogne, puis terminer cinquième du Tour de France. A lui désormais de convaincre le TAS de son innocence, sous peine d'être vraisemblablement suspendu et de voir sa victoire sur la Grande Boucle 2010 être annulée. Le début d'un long combat qui devrait durer encore plusieurs mois. La décision finale ne sera en effet pas annoncée avant l'année 2012. Pas de quoi inquiéter outre-mesure le coureur de 28 ans, qui se montre très sûr de lui. "Je suis très confiant parce que tous les contrôles et les preuves scientifiques sont en ma faveur. Je crois qu'il y aura une issue favorable", avait-il ainsi confié en octobre dernier selon le site Cyclingnews.com.