Contador, ce n'est pas du Gatto

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Contador, ce n'est pas du Gatto
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A la veille de l'étape tant attendue de l'Etna, Alberto Contador a pris la poudre d'escampette dans le finale de la huitième étape courue entre Sapri et Tropea. Dans le sillage d'Oscar Gatto, le vainqueur du jour, l'Espagnol a semé le peloton pour grappiller quelques précieuses secondes sur ses adversaires directs. Au classement général, Pieter Weening conserve son maillot rose de leader.

A la veille de l'étape tant attendue de l'Etna, Alberto Contador a pris la poudre d'escampette dans le finale de la huitième étape courue entre Sapri et Tropea. Dans le sillage d'Oscar Gatto, le vainqueur du jour, l'Espagnol a semé le peloton pour grappiller quelques précieuses secondes sur ses adversaires directs. Au classement général, Pieter Weening conserve son maillot rose de leader. La veille vers Montevergine, Alberto Contador avait patiemment suivi les principaux leaders, observant sans doute méticuleusement l'état de forme de chacun. Une passivité qui avait laissé planer quelques interrogations. Le coureur espagnol les a balayées ce samedi dans le final de la huitième étape du Tour d'Italie en faussant compagnie au peloton à moins d'un kilomètre de l'arrivée à Tropea. Les lacets et les pourcentages de cette portion offraient une belle rampe de lancement vers une victoire d'étape, sur laquelle s'est jeté avec courage et détermination Oscar Gatto, qui avait bien senti le coup pour tromper les équipes de sprinteur. Contador a suivi l'exemple, avec l'idée derrière la tête de grappiller quelques précieuses secondes. Si la victoire lui a échappé, le triple vainqueur du Tour de France a rempli sa mission en reprenant 17 secondes à Pieter Weening au classement général. Le voilà désormais à la cinquième place, juste devant Michele Scarponi. Cette manoeuvre n'a finalement rien de surprenant et a le mérite pour l'Espagnol d'annuler la perte de temps constatée après le contre-la-montre par équipes il y a une semaine. Une manière de remettre les compteurs à zéro à la veille d'une étape qui s'annonce décisive avec les deux ascensions de l'Etna. Pour le leader de la formation Saxo Bank-Sungard, le volcan "sera plus sélectif, plus décisif. Là-bas il y aura des différences". Après ce coup de force, Contador sera forcément surveillé comme l'huile sur le feu. L'Etna, première explication attendue Le directeur du Giro, Angelo Zomegnan, a en tout cas assuré la bonne tenue de l'étape, un temps compromise après le réveil du volcan dans la nuit de mercredi à jeudi. Par mesures de précaution, l'aéroport de Catane a été fermé quelques heures avant de reprendre son activité normale. "La journée aura lieu quoiqu'en dise la presse. L'éruption ne devrait pas être plus importante, nous devrons juste aménager la zone. Si l'aéroport de Catane reste fermé, nous devrons trouver une route alternative", a précisé Zomegnan dans les médias transalpins, rappelant que les quatre derniers kilomètres seulement de l'ascension sont concernés. "Les équipes locales s'occupent de nettoyer la route", a-t-il ajouté. On devrait donc assister à la première véritable explication de ce Tour d'Italie 2011. La pente de l'Etna, escaladé par ses deux versants, ne présente pas de gros pourcentages, mais les trente kilomètres de montée lui donnent des allures de cols alpins, où l'effort doit être mesuré. De quoi entamer les organismes pour creuser des écarts conséquents. Contador, Nibali, Scarponi, Kreuziger, Menchov et Le Mével, le premier Français au classement général (4e), devraient se titiller sur les routes siciliennes, où Nibali, originaire de la région, sera fortement soutenu.