Comment croire au miracle ?

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Comment croire au miracle ?
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Condamné à l'exploit à Zagreb, et devant compter dans le même temps sur un succès du Real face à l'Ajax, l'Olympique Lyonnais a de très fortes probabilités de manquer les huitièmes de finale de la Ligue des champions, pour la première fois depuis neuf ans. Et si Kim Källström et ses partenaires veulent croire au miracle, Rémi Garde préfère lui se montrer "réaliste".

Condamné à l'exploit à Zagreb, et devant compter dans le même temps sur un succès du Real face à l'Ajax, l'Olympique Lyonnais a de très fortes probabilités de manquer les huitièmes de finale de la Ligue des champions, pour la première fois depuis neuf ans. Et si Kim Källström et ses partenaires veulent croire au miracle, Rémi Garde préfère lui se montrer "réaliste". Huit saisons que ça dure. Depuis l'exercice 2003-2004, l'Olympique Lyonnais a systématiquement franchi le cap des phases de poules de la Ligue des champions. Une impressionnante série qui risque fort de prendre fin mercredi soir à Zagreb, puisque les Rhodaniens ont besoin d'une (très) large victoire en terre croate assortie, dans le même temps, d'un succès du Real Madrid face à l'Ajax Amsterdam pour obtenir leur billet pour les huitièmes de finale. Ironie du sort, ce sont ces mêmes Néerlandais qui les avaient, déjà, privés du précieux sésame il y a neuf ans... Un clin d'oeil de l'histoire que Kim Källström et ses coéquipiers se refusent encore à voir. "Nous ne sommes pas encore morts, déclarait, sur le site de l'UEFA, le milieu de terrain suédois après le match nul concédé face à l'Ajax (0-0). On va essayer de décrocher un résultat à Zagreb en espérant que le Real batte l'Ajax. Nous avons une chance de qualification, même si c'est presque impossible. On a besoin d'un miracle." Un miracle ou "quelque chose de magnifique", pour Jean-Michel Aulas qui, sur le site de l'OL, attend aussi le coup de pouce d'un Real Madrid qu'il espère "très fort", en dépit d'une place de leader du groupe déjà assurée et d'un onze de départ considérablement modifié à quatre jours du clasico. Garde: "Il faut être réaliste" Mais Lyon y croit. Au moins un peu. Restant sur trois défaites de rang avant le match retour face aux Amstellodamois il y a deux semaines, les hommes de Rémi Garde ont depuis relevé la tête au niveau comptable, engrangeant deux succès consécutifs, à Auxerre (3-0) et face à Toulouse (3-2). Les retours de Michel Bastos et, surtout, de Lisandro Lopez, ne sont bien évidemment pas étrangers à ce renouveau également symbolisé par le retour en grâce d'Ederson, qu'il faudra confirmer mercredi soir sur la pelouse d'un Dynamo qui n'a toujours pas marqué le moindre point depuis le début de l'épreuve. Un point qui suffirait amplement au bonheur de l'Ajax à Bernabeu, alors que l'entraîneur lyonnais avoue qu'il préférera suivre tout cela de loin et d'abord se concentrer sur le match de son équipe. "Le score (de Real-Ajax, ndlr) ? Je le demanderais à la mi-temps, a-t-il avoué en conférence de presse, avant de reconnaître l'ampleur de la tâche qui attend ses troupes au stade Maksimir. Rien n'est impossible. Mais il faut être réaliste. Le premier objectif, c'est de gagner le match en respectant l'adversaire. L'Ajax et le Real ont gagné ici, mais en souffrant. Il peut y avoir un jeu de calculette. Restons d'abord dans des choses réalistes." Le réalisme d'un Kim Källström, par exemple, qui se prépare au pire. "Sinon, on essaiera de faire quelque chose en Ligue Europa", conclut déjà l'ancien Rennais.