Comme un goût de Bordeaux...

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Comme un goût de Bordeaux...
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Le premier était en concurrence avec Parra. Le second partait avec une longueur d'avance sur Picamoles. Comme à Bordeaux face à l'Irlande, Yachvili et Lakafia, l'axe 9-8 de Biarritz, ont été préférés par Marc Lièvremont pour le match d'ouverture du XV de France en Coupe du monde face au Japon. A noter en première ligne, les titularisations de Fabien Barcella et William Servat, deux joueurs qui ont besoin de temps de jeu.

Le premier était en concurrence avec Parra. Le second partait avec une longueur d'avance sur Picamoles. Comme à Bordeaux face à l'Irlande, Yachvili et Lakafia, l'axe 9-8 de Biarritz, ont été préférés par Marc Lièvremont pour le match d'ouverture du XV de France en Coupe du monde face au Japon. A noter en première ligne, les titularisations de Fabien Barcella et William Servat, deux joueurs qui ont besoin de temps de jeu. Fin du suspense. Polo blanc immaculé, frappé du coq, Marc Lièvremont a l'air grave lorsqu'il se présente ce mardi matin, dans le hall de l'hôtel des Bleus toujours ouvert aux quatre vents, pour y dévoiler la très attendue première composition du XV de France dans cette Coupe du monde pour affronter le Japon samedi, à North Shore. S'ils avaient besoin d'un indice supplémentaire pour mesurer l'imminence de l'événement et sa portée, les Tricolores ont eu droit à ces réveils contrastés des matins d'annonce, douloureux pour les uns, légers pour les autres lorsque le sélectionneur leur a livré le fruit de ses réflexions et ce premier quinze de départ, qui n'aura jamais aussi bien porté son nom. Et si la désormais fameuse équipe type n'existe toujours pas à ses yeux, Lièvremont prononce le gros mot, ou plutôt l'adapte en évoquant "l'équipe type du moment." Un premier jet en quelque sorte "toujours difficile à coucher sur la feuille. Il y avait pas mal de stress et d'attention. C'est un moment important, un premier match de Coupe du monde contre un adversaire qu'on prend très au sérieux. On a évidemment tenu compte des deux mois de préparation, de nos deux matches de préparation contre l'Irlande et de nos deux blessés. On souhaitait donner du temps de jeu à ceux qui en manquaient, Barcella et Rougerie, qui avaient repris à Dublin, et surtout William Servat, qui démarre son premier match avec nous. Un groupe homogène." Lièvremont: "Lakafia a fait ses preuves à Bordeaux" Et sans surprise donc derrière, en raison des indisponibilités de Mermoz (genou gauche) et Palisson (déchirure du psoas), dont la présence face au Canada est désormais également remise en question, les lignes arrières n'offrant guère de sensations. Heymans à l'arrière, où Traille revient à peine suite à sa contusion au genou gauche, deux ailiers courus d'avance, Clerc et Médard, pour épauler une paire de centres made in Dublin, Rougerie-Estebanez, le tout sous la conduite d'une charnière, "qui peut-être nous a donné plus de satisfactions jusqu'à maintenant" où Yachvili, associé à Trinh-Duc, prend les devants sur Parra. "Dimitri est en pleine forme, reconnaît Lièvremont. Il est en pleine confiance et a réalisé un bon match à Bordeaux, sans aller jusqu'à dire que Morgan n'a pas été bon à Dublin." La déception affichée par le sélectionneur après la victoire en Irlande (22-26) a visiblement pesé sur certains choix épineux. Il confirme: "On retrouve quelque part la trame de cette équipe qui avait débuté à Bordeaux..." Dont le nouveau venu ce jour-là, à Chaban-Delmas, Raphaël Lakafia, pour lequel le rêve éveillé continue, titulaire à 22 ans en ouverture d'une Coupe du monde. Avec ses chaperons biarrots, Yachvili et Imanol Harinordoquy, même si Lièvremont avoue que ce paramètre a moins compté qu'en Gironde: "C'était valable à Bordeaux, où on était parti de ce n°8, le seul non international, avec la volonté de l'installer dans un climat de confiance... Quelque part il a fait ses preuves à Bordeaux et ce paramètre a moins compté." Là où à Dublin, un Picamoles, s'il "a réalisé une bonne performance", paye "un contraste entre les deux n°8, un Lakafia peut-être moins brillant à travers quelques actions, mais beaucoup plus constant sur le match de Bordeaux. Et Louis avec quelques fulgurances, mais aussi beaucoup de déchet. [...] Forcément, il y a de l'incertitude sur ces choix, mais il y a un moment, où il faut trancher et c'est chose faite." Lièvremont, lui, voit déjà plus loin, espère que "les déçus du jour sauront digérer cette déception et se mettre au service du collectif. [...] On peut penser qu'on est supérieurs au Japon, mais c'est une équipe bien en place, qui manifestement a beaucoup progressé ces dernières saisons et évidemment qu'on n'a pas le droit de se rater pour démarrer la compétition. Quelque part, il s'agira de marquer le terrain, de prendre de la confiance et, pourquoi pas, d'impressionner nos adversaires. C'est pour ça que cette première composition était essentielle." Le XV de France face au Japon: Heymans - Clerc, Rougerie, Estebanez, Médard - (o) Trinh-Duc, (m) Yachvili - Lakafia, Harinordoquy, Dusautoir - Nallet, Pierre - Mas, Servat, Barcella. Remplaçants: Szarzewski, Poux, Papé, Bonnaire, Parra, Skrela, Marty.