Comme des chiens !

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Les Huskies plus forts que les Bulldogs ! Comme l'an passé, Butler a en effet vu son rêve lui échapper lors de la finale nationale. La faute notamment à la défense intraitable de Connecticut, les Huskies l'emportant 53-41 pour s'offrir le troisième titre NCAA de leur histoire.

Les Huskies plus forts que les Bulldogs ! Comme l'an passé, Butler a en effet vu son rêve lui échapper lors de la finale nationale. La faute notamment à la défense intraitable de Connecticut, les Huskies l'emportant 53-41 pour s'offrir le troisième titre NCAA de leur histoire. Amateur d'envolées offensives, s'abstenir. La parole plus que jamais à la défense, ce lundi, à Houston. A tel point que si les Huskies ne peuvent déjà guère faire les beaux avec leur 34% d'adresse collective, que dire des Bulldogs, qui ont touché le fond lors de cette finale universitaire... Jamais dans l'histoire de la NCAA, une équipe n'avait en effet été aussi maladroite que Butler, auteur d'un 18,8% de réussite (12 sur 64) forcément rédhibitoire. Une maladresse qui doit évidemment beaucoup à la défense étouffante de Connecticut. Et si les Bulldogs avaient réussi à tenir la comparaison jusqu'à la pause, virant même en tête avec trois longueurs d'avance (22-19), la seconde période a en revanche été à sens unique. L'accès au cercle était alors devenu impossible pour les troupes de l'Indiana. En attestent ces treize longues minutes restées sans inscrire le moindre panier, si ce n'est un tir à mi-distance de la part de Shawn Manzant. Encore au contact (26-27) avec seize minutes à jouer, Butler voyait dès lors son conte de fée prendre fin dix minutes plus tard avec treize longueurs de débours... Si Jim Calhoun, l'entraîneur des Huskies, avait su trouver les mots, à la pause, pour faire les ajustements nécessaires, les Bulldogs restaient, eux, sans réponse. Tout particulièrement dans une raquette qu'UConn avait littéralement annexée. Non content de remporter la bataille du rebond, 51 prises à 40, de punir leurs adversaires avec 10 contres, dont 4 chacun pour les seuls Alex Ariacki et Roscoe Smith, les Huskies ont surtout infligé un improbable 26-2 dans la peinture ! Un record de plus, dont les Bulldogs se seraient bien passés, leurs 41 points inscrits étant en effet également de dix points inférieurs au plus faible total inscrit en Finale NCAA (51 par Michigan en 1992) depuis l'instauration de l'horloge des 30 secondes. Et de trois pour Jim Calhoun "On s'est heurté à un mur. C'est difficile de terminer comme ça." pouvait bien regretter un Matt Howard passé au travers dans les grandes largeurs avec 7 points et un terrible 1 sur 13 aux tirs. Une ligne de stats qui donne le ton de la soirée en enfer vécue par les Bulldogs, ses compères Shawn Vanzant terminant ainsi avec 5 points à 2 sur 10 ou Chase Stigall à 9 avec un 3 sur 11. Il n'y a finalement eu que Shelvin Mack à faire vaguement illusion en frôlant le double-double avec 13 points et 9 rebonds, malgré un 4 sur 15 aux tirs... Et hélas pour Connecticut, c'est à peine mieux chez les vainqueurs, guère à leur avantage en saison régulière avec notamment un bilan tout juste à l'équilibre dans la Conférence Big East (9-9), mais intraitables lors des tournois de fin de saison avec 14 victoires à la suite. Ainsi, si Kemba Walker termine bien meilleur marqueur du match avec ses 16 points et 9 rebonds au compteur, c'est également au prix d'un piètre 5 sur 19, qui fait tâche pour un MOP. Aussi, Alex Oriakhi méritait bien plus la distinction, le jeune intérieur ajoutant un double-double avec 11 points, à 5 sur 6 aux tirs et 11 rebonds, à ses 4 contres. Mais l'homme du match, côté Huskies, restera bien le coach Jim Calhoun. En plus de devenir, à 68 ans, l'entraîneur vainqueur le plus vieux de l'histoire, il rejoint également John Wooden, Adolph Rupp, Mike Krzyzewski et Bob Knight dans la légende avec un troisième titre universitaire. "C'est peut-être le plus beau moment de ma vie." n'hésitait d'ailleurs pas à lancer Calhoun à l'issue de la rencontre.