Coma-Despres, l'explication des chefs

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Coma-Despres, l'explication des chefs
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Le duel au sommet se poursuit à vive allure entre Marc Coma et Cyril Despres sur le Dakar. Lundi, le Catalan s'est adjugé la 8e spéciale, courue entre Antofagasta et Copiapo et longue de 508 km, avec 1'55 d'avance sur son rival français. Le voici désormais crédité d'une marge de 9'19 en tête du classement général. Une goutte d'eau dans le désert. En revanche, Stéphane Peterhansel a sans doute perdu le Dakar tandis que Nasser Al-Attiyah délogeait Carlos Sainz de son trône.

Le duel au sommet se poursuit à vive allure entre Marc Coma et Cyril Despres sur le Dakar. Lundi, le Catalan s'est adjugé la 8e spéciale, courue entre Antofagasta et Copiapo et longue de 508 km, avec 1'55 d'avance sur son rival français. Le voici désormais crédité d'une marge de 9'19 en tête du classement général. Une goutte d'eau dans le désert. En revanche, Stéphane Peterhansel a sans doute perdu le Dakar tandis que Nasser Al-Attiyah délogeait Carlos Sainz de son trône. 508 kilomètres de dunes, de rios et de hors-piste, le programme du jour dessiné entre Antofagasta et Copiapo devait affiner la hiérarchie, en étirant les écarts. Une fois encore pourtant, le désert chilien n'a pu véritablement départager Marc Coma et Cyril Despres, vainqueurs à eux deux des cinq dernières éditions du Dakar. Un temps à l'avantage du Français, le chrono a eu tôt fait de tourner en faveur de l'Espagnol certes, mais n'a jamais prêté plus de 2'12 d'avance à ce dernier. Au final, Marc Coma s'est bien octroyé sa troisième spéciale dans ce Dakar 2011 - la 14e de sa carrière dans l'épreuve - mais avec 1'55 de marge seulement par rapport à un Cyril Despres qui compte désormais 9'19 de retard sur sa position de leader au classement général. Un intervalle qui reste infime après 3200 kilomètres environ et alors que 1700 bornes séparent encore les concurrents de Buenos Aires. Et dire que sans la pénalité de 10 minutes infligée à Despres à l'issue de la quatrième étape, il n'y aurait pas plus de 41 secondes entre les deux pilotes KTM... Peterhansel lâche prise En auto aussi, l'issue demeure très incertaine au soir de cette huitième spéciale. En revanche, le leader, sans changer de voiture, a changé de visage. Le mano a mano des Touaregs entre Carlos Sainz et Nasser Al-Attiyah, déjà observé l'année passée, a ce lundi tourné à l'avantage du second. Parti avec 1'22 d'avance sur le Qatari ce matin au classement général, le "Matador" est tombé de son piédestal, relégué à 6'36 de son coéquipier et néanmoins rival à Copiapo. Celui-ci prenant de fait un ascendant de 5'14 à la faveur de sa troisième victoire d'étape dans ce Dakar 2011. Pour Volkswagen, malgré les tensions manifestes entre Carlos Sainz et Nasser Al-Attiyah à l'arrivée, le succès est total puisque le Sud-Africain Giniel De Villiers, troisième du jour, souffle également la troisième place à Stéphane Peterhansel sur le podium. De nouveau victime d'une crevaison dans les premiers kilomètres de l'étape, le nonuple lauréat du Dakar n'a cessé de perdre du terrain sur les Touaregs au volant de sa BMW, contraint du reste à deux longs arrêts coup sur coup entre les points de contrôle 5 et 6 (417e et 453e km). Le voilà repoussé à plus d'une heure et demie du nouveau leader de la course. Autant dire que le "Cannibale" n'en croquera sans doute pas une dixième cette année...