Collet: "Une guerre sans pitié"

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Collet: "Une guerre sans pitié"
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Le sélectionneur de l'équipe de France, Vincent Collet, ne le cache pas: le tirage au sort de l'Euro 2011, qui a réservé aux Bleus un groupe très relevé, pouvait difficilement être pire. Mais le coach tricolore garde des ambitions élevées. "Notre objectif numéro un, c'est d'être dans la qualification pour les Jeux Olympiques, même de façon indirecte, annonce-t-il. Ça sous-entend qu'on soit dans les six premiers."

Le sélectionneur de l'équipe de France, Vincent Collet, ne le cache pas: le tirage au sort de l'Euro 2011, qui a réservé aux Bleus un groupe très relevé, pouvait difficilement être pire. Mais le coach tricolore garde des ambitions élevées. "Notre objectif numéro un, c'est d'être dans la qualification pour les Jeux Olympiques, même de façon indirecte, annonce-t-il. Ça sous-entend qu'on soit dans les six premiers." Vincent, quel est votre sentiment sur ce tirage au sort, pas vraiment favorable pour les Bleus ? Très clairement, les groupes A et B me paraissent très denses. Je ne me suis pas seulement arrêté au tirage du Groupe B, puisque ça ne concerne que le premier tour. En espérant sortir cette poule, on était obligé de regarder ce qu'il se passait dans le Groupe A. Espagne, Turquie, Lituanie, c'était déjà très dense. Mais on ajoute en plus la Grande-Bretagne et la Pologne... Et puis de notre côté à nous, il n'y a pas d'équipes faibles sachant que la Lettonie nous avait posé beaucoup de problèmes en 2009 et qu'Israël, lors des qualifications, avait fait un beau parcours en disposant de l'Italie. En clair, ça ne pouvait pas être pire ? C'est comme ça... De toute façon, on sait que pour aller loin il faut être capable de gagner des matches difficiles. A contrario, si on parvient à s'extraire du premier groupe puis à se qualifier pour les quarts de finale, ça peut être plus intéressant. Il n'y a pas de tirage idéal, en particulier quand on a des objectifs élevés. Ce qui est notre cas. Notre objectif numéro un, c'est d'être dans la qualification pour les Jeux Olympiques, même de façon indirecte. Ça sous-entend qu'on soit dans les six premiers. Bien sûr on espère aller encore plus loin. Il faudra donc être le plus performant possible. Ce que je retiens de ce tirage, c'est qu'on sera dans le vif du sujet dès le premier tour. Avec des matches compliqués qu'il faudra gagner. Vu la densité de ce tirage, la longueur de banc sera-t-elle un élément déterminant ? Bien sûr, la longueur de banc et la préparation et toutes ces choses-là. Ça ne peut pas être plus compliqué que là pour aller en quarts de finale mais à ce niveau-là, ça peut être davantage jouable. Encore faut-il y aller... Donc oui, la profondeur de banc va être importante parce qu'en plus, il n'y aura pas un jour de repos. Les cinq premiers matches vont être difficiles et de l'autre côté (dans le Groupe A), il y aura aussi trois équipes de top niveau. Ça va aussi être une guerre sans pitié parce qu'on sait la Grande-Bretagne a beaucoup progressé et que la Pologne a évolué. Avec Gortat, elle dispose d'un pivot de bon niveau. "On ne pouvait pas faire pire" Aviez-vous une préférence entre avoir un premier tour délicat, comme c'est le cas là, ou jouer un quart de finale plus difficile avec un premier tour plus confortable ? Sur les premières équipes (des chapeaux 1 et 3, ndlr), je pense que ce n'était pas hyper important de tomber sur les équipes a priori moins fortes parce que ça voulait dire qu'en quarts de finale, on a plus de chances de jouer des équipes encore plus fortes. A ce niveau-là, je n'avais donc pas d'avis tranché. En revanche, sur les chapeaux 4, 5 et 6, ce sont normalement des équipes qui doivent se faire éliminer au premier tour. J'aurais souhaité qu'on ait des équipes moins compétitives. Le fait qu'on hérite d'Israël, la Lettonie et surtout l'Italie, je considère qu'on ne pouvait pas faire pire. Pour nous, ça risque d'être facile tous les jours, et ça va peser. Il faudra une équipe performante capable de faire face à ces défis quotidiens sur la longueur. Quand on regarde le Groupe D, on peut se dire que ça ne sera pas pareil pour la Russie ou la Slovénie... Est-ce que ce tirage au sort va modifier votre façon de construite votre équipe ? Pas vraiment. On essaiera d'avoir un maximum de joueurs forts. On est capable d'avoir douze joueurs qui sont à même d'aider l'équipe à gagner ces matches. Mais ce que ça peut vouloir dire, c'est que dans le coaching, dans l'utilisation des uns et des autres, on aura besoin de tous les joueurs mais peut-être pas toujours. Mais on sera logé à la même enseigne que les autres équipes, qui devront aussi gérer ce phénomène de la fatigue. Après, je ne suis pas sûr qu'emmener quatorze joueurs, ce qui est désormais autorisé par le règlement, soit un avantage. Avec douze joueurs, on doit pouvoir s'en tirer. Mais on a prévu d'en discuter lors de notre prochaine réunion de staff. On sait déjà que Rodrigue Beaubois ne sera pas là. Avez-vous obtenu l'accord des autres joueurs évoluant en NBA ? On ne peut pas avoir de certitudes à cette période de la saison, c'est encore trop tôt. Ils sont en pleine compétition et malheureusement, il y a tous les aspects de blessure qui peuvent intervenir. On ne peut pas le négliger. Mais, bien sûr, on est quand même plutôt confiants pour la plupart. Et concernant Joakim Noah ? Vous avez sans doute lu comme moi ces dernières déclarations et elles vont dans le bon sens. Je vais le rencontrer bientôt, et on essaiera d'aller plus loin. On attend ça avec impatience. Le fait qu'il a récemment dit qu'il voulait venir en équipe de France, c'est forcément positif. J'ai toutes les raisons de le croire.