Collet: "Tout commence là"

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Collet: "Tout commence là"
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A la veille du quart de finale entre la France et la Grèce, Vincent Collet a conscience que les Bleus prennent "un nouveau départ" dans cet Euro 2011. Si la confiance accumulée jusque-là est un atout, ses joueurs ne sont pas à l'abri d'une mauvaise surprise contre une équipe qui voudra "pourrir le match".

A la veille du quart de finale entre la France et la Grèce, Vincent Collet a conscience que les Bleus prennent "un nouveau départ" dans cet Euro 2011. Si la confiance accumulée jusque-là est un atout, ses joueurs ne sont pas à l'abri d'une mauvaise surprise contre une équipe qui voudra "pourrir le match". Vincent, à quel genre de match vous attendez-vous contre la Grèce ? A mon avis, les Grecs vont chercher à faire un petit score. C'est leur marque de fabrique. Je ne veux pas parler à leur place mais on peut penser qu'ils vont essayer de limiter la rencontre à 60 points parce qu'ils savent très bien que, dans un match comme ça, il y a moins d'écart. Tout peut se jouer sur une ou deux possessions. La Grèce est une bonne équipe. On essaiera de la repousser dans ses derniers retranchements et d'appuyer sur nos points forts. Il manque beaucoup de bons joueurs dans cette équipe grecque. Qui craignez-vous en particulier ? Par rapport à 2009, il n'y a pas Spanoulis ni Schortsanitis. Mais Calathes a pris du galon. Il est beaucoup plus fort qu'li y a deux ans, c'est devenu un vrai joueur d'Euroligue. Avec Zisis, ils forment une traction arrière performante et assez complémentaire. Koufos, lui, apporte du scoring à l'intérieur. Et ils s'appuient toujours sur un Fotsis qui inspire un peu tout le monde, qui met des gros shoots. Avec ces quatre jours de repos, avez-vous eu plus de temps pour scouter cette équipe grecque. Qu'est-ce que ça change pour vous ? Ça évite qu'on se couche à trois heures du matin, déjà. Et c'est appréciable... Plus sérieusement, au fur et à mesure qu'on a avancé dans la compétition, on a quand même déjà eu l'occasion de voir toutes les équipes. Encore plus avec cette formule-là quand, au deuxième tour, il y avait un match tous les deux jours. On en a profité avec mes assistants pour aller voir les autres rencontres. Mais c'est vrai que ce repos nous permet de regarder dans le détail certaines choses. N'y a-t-il pas un risque, pour les joueurs, de décompresser ? On est très impatients d'en découdre et c'est le seul bémol de ne jouer que jeudi. Mentalement, c'est long. Dès lundi soir (après la défaite contre l'Espagne, ndlr), on avait déjà la Grèce en tête. On sait très bien que tout repart à zéro, tout s'efface. Quelque part, c'est donc un nouveau départ et il faudra l'aborder à fond, d'entrée. Il n'y aura pas de retour. "Les Grecs vont vouloir pourrir le match" Il y a au bout de ce quart de finale une qualification pour le prochain tournoi pré-olympique. Ce serait un premier objectif d'atteint ? On pense d'abord à gagner ce match contre la Grèce pour aller plus loin dans cet Euro mais c'est sûr que c'est aussi quelque chose de très important. C'était d'ailleurs l'objectif fédéral, à l'origine. Et si on parvient à le faire en nous qualifiant pour les demi-finales, ça ne nous empêche pas d'avoir d'autres objectifs... Les Jeux, pour moi, c'est le Graal. Arriver à se qualifier, vu la concurrence qui est la nôtre dans le basket européen, ce serait quelque chose de fort. Ressentez-vous une pression supplémentaire vu l'enjeu ? Ce qui est cruel, c'est qu'on va tout jouer maintenant. Même si on perd contre la Grèce, on n'aura pas rien fait jusqu'ici. Mais on sait très bien que c'est là qu'on va jouer notre championnat d'Europe. Tout commence là. Allez-vous aborder avec les joueurs le passé entre la France et la Grèce dans votre approche de cette rencontre ? Je n'en aurai même pas besoin. Il y a des joueurs ici qui ont certains souvenirs. Le groupe vit, ils échangent beaucoup. Je pense que les anciens sauront le dire. Moi, je me concentre plutôt sur ce qu'est la Grèce aujourd'hui. Je dois les préparer à quoi s'attendre, leur expliquer pourquoi les Grecs vont vouloir pourrir le match, jouer sur un faux rythme. Tout ce qui va dans leur sens et qu'on va devoir s'évertuer à ne pas accepter. Ils vont jouer physique, regroupés, avec de l'intimidation et des contacts. Le fait qu'ils aient changé de joueurs ne modifiera pas ça, leur culture de jeu est restée la même.