Colas: "Dans le flou total"

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Colas: "Dans le flou total"
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Sacré champion du monde en février aux Mondiaux de Deer Valley, Guilbaut Colas n'a pu s'aligner à la première manche de Coupe du monde de skis de bosses le week-end dernier. Et pour cause, le Grenoblois souffre de douleurs dorsales qui remettent en question sa saison. Dans le doute, le Français se confie et avoue vouloir prendre son temps pour revenir en pleine possession de ses moyens.

Sacré champion du monde en février aux Mondiaux de Deer Valley, Guilbaut Colas n'a pu s'aligner à la première manche de Coupe du monde de skis de bosses le week-end dernier. Et pour cause, le Grenoblois souffre de douleurs dorsales qui remettent en question sa saison. Dans le doute, le Français se confie et avoue vouloir prendre son temps pour revenir en pleine possession de ses moyens. Guilbaut, tout d'abord, pouvez-vous nous expliquer les raisons de votre absence à Ruka le week-end dernier, lors de la première manche de Coupe du monde disputée en Finlande? J'ai des douleurs musculaires dues à un disque écrasé. Ça crée des contractures dans le bas du dos et cela monte crescendo au fur et à mesure des jours d'entraînement, à n'en devenir plus supportable. L'objectif est donc de faire du jus et de revenir pour la suite. Envisagez-vous déjà une date de retour possible sur le circuit Coupe du monde ? Je ne sais pas du tout. Ce sera peut-être en janvier comme la saison prochaine. Pour l'instant, je suis dans le flou, même dans le flou total. Mais je préfère prendre mon temps et vraiment ne plus avoir de problèmes pour les prochaines saisons qui seront plus importantes que celle-ci. Tout simplement parce qu'il y a les Mondiaux en 2013 (il est tenant du titre, ndlr) et surtout les Jeux Olympiques en 2014 qui seront les gros objectifs. Et je n'ai plus envie de trainer cette douleur. Je vais voir au jour le jour. "J'avais très bien skié lors du dernier stage." Est-ce quelque chose que vous ressentiez durant la période de préparation ? Non. Je portais un corset lors de la journée de présentation des équipes de France à Paris en octobre. Je n'en avais alors pas parlé pour affoler personne. En fait, les douleurs sont apparues juste avant lors d'un stage de deux jours à Zermatt en Suisse. Mais j'étais persuadé qu'il ne s'agissait que d'une petite alerte et qu'il n'y avait rien de méchant. J'avais très bien skié lors du dernier stage effectué. Je me disais qu'après un petit mois de repos, ça repartirait nickel et que ce n'était qu'un détail. Il s'avère que pas du tout et qu'il faut donc bien se reposer. Comment vous entretenez-vous du coup ? J'ai adapté mon programme. Je peux continuer à travailler physiquement. Je continue la musculation, l'aérobie pour avoir de la caisse et de la fraîcheur. Mon préparateur physique est d'ailleurs passé ce matin et était agréablement surpris puisqu'il a vu que j'étais en pleine forme. Je travaille aussi avec une kiné, une magnétiseuse, un peu de tout. Je fais des choses que je n'ai pas forcément le temps de faire normalement. Ça donne encore plus envie de skier pour arriver avec de la fraicheur et de l'envie. Avez-vous suivi tout de même cette manche d'ouverture à Ruka ? Oui, j'ai regardé les résultats. Pour voir qui était là, qui était prêt. Mais je le savais déjà. "Mike" Kingsbury (le Canadien vainqueur) évidemment parce qu'il sera toujours là. C'est un métronome. Il est dans le coup depuis deux ans. L'année dernière, ça s'est joué entre Alexandre Bilodeau, Mikael Kingsbury et moi. On a monopolisé les podiums. Sans Bilodeau et moi, ça ouvre les portes aux autres. C'est bien pour les jeunes, ça les met en confiance.