Cluzel: "Hâte d'y retourner"

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Cluzel: "Hâte d'y retourner"
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Malgré un début de saison difficile, marqué par deux abandons en Espagne et au Portugal, Jules Cluzel se veut ambitieux à l'heure d'attaquer le Grand Prix de France, quatrième manche de la saison Moto2. Révélation de la saison 2010, le pilote auvergnat a conscience de ses limites actuelles mais n'hésite pas à viser le sacre mondial.

Malgré un début de saison difficile, marqué par deux abandons en Espagne et au Portugal, Jules Cluzel se veut ambitieux à l'heure d'attaquer le Grand Prix de France, quatrième manche de la saison Moto2. Révélation de la saison 2010, le pilote auvergnat a conscience de ses limites actuelles mais n'hésite pas à viser le sacre mondial. Comment jugez-vous votre début de saison ? Je reste bien évidemment déçu de mes dernières courses (abandons en Espagne et au Portugal, ndlr). J'aurais pu marquer de gros points et être mieux classé au championnat. J'aurais pu... mais je n'ai pas réussi. J'ai fait des petites erreurs qui m'ont coûté cher mais heureusement que beaucoup de mes rivaux ont aussi flanché. Maintenant il reste pas mal de courses pour se rattraper et j'espère franchir bientôt la marche qui nous permettra de nous battre pour la victoire. Quelles sensations avez-vous sur votre machine cette année ? Je suis assez satisfait même s'il faut reconnaître que l'on n'est pas encore prêt à se battre pour la victoire, ce qui constitue pourtant notre objectif. Il faut que je roule davantage pour améliorer certains aspects. Lesquels justement ? Je ne suis pas à l'aise dans les virages où je ne sens pas bien mon train avant et je trouve que la moto ne tourne pas très bien. Ces difficultés résultent des différents réglages qui ont été effectués sur la moto pour s'adapter à mon style de pilotage mais aujourd'hui il est nécessaire de retrouver une machine plus équilibrée, saine et rapide. Le Grand Prix de France, ce sont de bons ou de mauvais souvenirs pour vous ? D'abord, c'est super sympa d'avoir un Grand Prix sur ses terres. Lors de l'édition 2010, la météo avait été parfaite du début jusqu'à la fin et j'étais resté aux avant-postes tout le week-end. J'ai hâte d'y retourner, de rester sur mes roues et de pouvoir viser un podium. L'année dernière, vous aviez finalement chuté... Oui, je me suis déjà blessé deux fois au Grand Prix de France. L'année dernière, j'occupais la tête de la course avant de chuter. Je pense que je me trouvais un peu au-dessus du lot à ce moment-là et je me suis emporté. J'ai commis une erreur qui m'a ensuite servi de leçon pour pouvoir remporter mon premier Grand Prix deux semaines plus tard à Silverstone. Pensez-vous avoir les moyens de vous mêler à la course au titre ? C'est une ambition que je n'ai pas peur de clamer. Je sais que cela va être compliqué dans les faits. Il faut que l'on progresse, que l'on gagne en régularité et on fera les comptes à la fin de la saison. L'objectif, de toute façon, c'est de faire mieux que l'année dernière (7e, ndlr). Cela va être dur mais je pars du principe qu'il faut toujours se fixer des objectifs très élevés et il faut se mettre au fond de la tête que le titre de champion du monde est quelque chose de réalisable. Avez-vous un tableau de marche à suivre pour concrétiser vos ambitions ? Une quelconque programmation paraît trop compliquée. L'objectif, c'est de faire le maximum à chaque course pour aller chercher les plus gros points. Le but est toujours d'atteindre la victoire, ou du moins le podium. Tout simplement...