Clijsters reprend le pouvoir

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Clijsters reprend le pouvoir
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En dominant Jelena Dokic (6-3, 6-0) en quarts de finale de l'Open GDF-Suez, Kim Clijsters s'est assurée d'occuper la place de numéro un mondiale, au détriment de Caroline Wozniacki, qui a figuré au sommet de la hiérarchie pendant quatre mois malgré son palmarès vierge en Grand Chelem. Avec ses quatre Majeurs, la Belge fait office de patronne plus légitime, même si cela reste "anecdotique" pour elle.

En dominant Jelena Dokic (6-3, 6-0) en quarts de finale de l'Open GDF-Suez, Kim Clijsters s'est assurée d'occuper la place de numéro un mondiale, au détriment de Caroline Wozniacki, qui a figuré au sommet de la hiérarchie pendant quatre mois malgré son palmarès vierge en Grand Chelem. Avec ses quatre couronnes, Clijsters fait office de patronne plus légitime, même si cela reste "anecdotique" pour elle. Le circuit féminin a désormais une reine couronnée. Grâce à sa victoire sur Jelena Dokic (6-3, 6-0), vendredi en quarts de finale de l'Open GDF-Suez de Paris, Kim Clijsters s'est assurée de figurer lundi prochain à la première place du classement WTA, huit ans après sa première prise de pouvoir. La Belge met ainsi un terme à quatre mois de règne contesté de la part de Caroline Wozniacki. "Je suis très contente d'être redevenue numéro un ici (à Paris). Ce n'est pas en Belgique mais c'est tout près", a réagi la Flamande. Victorieuse des deux derniers tournois du Grand Chelem (US Open et Open d'Australie), Kim Clijsters est assurément, depuis la blessure de Serena Williams, la meilleure joueuse du monde, là où Caroline Wozniacki brillait plus par son assiduité avec 22 tournois disputés sur les 52 dernières semaines, contre 15 à la Belge, impressionnante de réussite dans les tournois où elle a figuré. Tout simplement sans rivale. La Danoise, elle, court toujours après son premier grand titre, ce qui lui vaut d'être décriée, mais elle a reçu le soutien de sa rivale en début de semaine. "Pour devenir numéro un mondiale, il faut de la régularité, a ainsi expliqué Kim Clijsters. Je pense que Caroline Wozniacki en est le parfait exemple. Elle n'a pas remporté de Grand Chelem mais elle est régulière. J'ai connu ça." C'était en août 2003. Deux ans avant son premier succès à l'US Open, la Flamande accédait au sommet de la hiérarchie planétaire, pendant que sa compatriote Justine Henin récoltait les prestigieux trophées (Roland Garros et US Open). Aujourd'hui, c'est elle qui a endossé ce rôle qu'elle préfère. Au point de rendre son retour en tant que n°1 mondiale presque anecdotique. "Je ne peux pas dire que je n'y pense pas, d'autant que j'en suis très proche. Ce serait un superbe accomplissement dans ma deuxième carrière, mais cela ne changera rien", confiait-elle en début de semaine, rapporte lalibre.be. Ce n'est pas comme la première fois. Quand je suis devenue numéro un il y a huit ans, j'avais l'impression que c'était quelque chose d'énorme. J'étais beaucoup plus jeune et il y avait encore de très grands noms en activité, comme les soeurs Williams ou Davenport. Si je n'avais pas déjà connu ce bonheur, je réagirais sans doute différemment. Mais là, je sais déjà." Blasée, Kim ? "C'est une merveilleuse sensation de se dire qu'on est numéro un, mais les tournois s'enchaînent et lorsque je suis sur le terrain, je ne me dis pas 'hey, je suis la numéro 1' !, sourit-elle. C'est sympa pendant une semaine, mais ensuite, la vie continue." Samedi, il faudra jouer Kanepi ou Cibulkova pour une place en finale à Coubertin.