Clijsters: "Comme une petite fille"

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Clijsters: "Comme une petite fille"
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Après cinq années d'absence, Kim Clijsters est de retour sur les courts de la porte d'Auteuil. Des retrouvailles attendues que la Flamande n'aborde pas dans les meilleures dispositions, blessée à la cheville droite et contrainte de s'entrainer strappée. Si la terre battue n'a jamais été sa surface favorite, l'intéressée, opposée à la Biélorusse Yakimova pour son entrée en lice, semble toutefois prête à relever le défi.

Après cinq années d'absence, Kim Clijsters est de retour sur les courts de la porte d'Auteuil. Des retrouvailles attendues que la Flamande n'aborde pas dans les meilleures dispositions, blessée à la cheville droite et contrainte de s'entrainer strappée. Si la terre battue n'a jamais été sa surface favorite, l'intéressée, opposée à la Biélorusse Yakimova pour son entrée en lice, semble toutefois prête à relever le défi. Comment vous sentez-vous avant de débuter vos Internationaux de France ? Je me sens bien, peut-être pas comme je le voudrais, car je dois jouer avec des pansements et des bandages. Mais je suis contente d'être là et d'être parvenue à arriver jusqu'ici. Vous souffrez d'une blessure à la cheville droite. Que s'est-il passé ? J'étais en train de danser, j'étais pieds nus. J'avais des talons mais je les ai enlevés pour pouvoir danser. J'ai atterri sur le pied d'une autre fille et je me suis tordu la cheville. Après, j'ai commencé à boiter. Et puis, quelqu'un a marché sur mon petit orteil... Je m'amusais vraiment bien jusqu'à ce moment-là mais bon, l'essentiel c'est que je sois là aujourd'hui. Quel effet cela vous fait d'être ici, après toutes ces années ? C'est spécial pour moi. Je suis venue l'année dernière mais sinon, cela faisait longtemps... Jeudi, je me suis entraînée sur le court central. Je me suis bien amusée. J'étais toute excitée. Je me suis sentie comme une petite fille, toute jeune, c'était un sentiment génial. La terre battue n'est pas votre surface favorite. Vous y sentez-vous mieux ? J'aime plus les challenges qu'avant, c'est un fait. Et je sais pourquoi, maintenant, je ne me sentais pas tout à fait à l'aise sur cette surface. C'est à cause des déplacements. Les déplacements sur la terre battue, vous savez... moi je me bats pour chaque échange, et ça nécessite beaucoup d'énergie. Mais j'aime ces défis, vraiment ! "La terre battue, une question de patience" N'êtes-vous pas plus à l'aise sur terre que sur herbe désormais ? Disons que l'impact des coups sur un court dur est différent. Quand on lâche un gros coup, il ne revient pas. Sur la terre battue, 8 fois sur 10, le coup revient quand même. C'est une question de patience, je crois. Il faut être plus patient. Il faut être prêt à gérer tous ces retours de balles. Je crois qu'en plus des déplacements, il faut accepter cela mentalement. La couleur ocre des courts nécessite également un temps d'adaptation, non ? Oui, pour moi la couleur du court est importante. Je préfère un bleu sombre, ou même un violet, parce qu'il y a plus de contraste avec les balles jaunes. Cela ressort plus. Je me concentre mieux sur la balle. En indoor, ce n'est pas très important, mais en extérieur, par rapport au soleil, cela ressort davantage. On voit vraiment la différence. Sur la terre battue rouge, s'il y a un peu d'humidité, ça absorbe la couleur de la balle et elle n'est plus aussi brillante. Les statistiques fourmillent désormais à la fin des matches. Y prêtez-vous attention ? Oui, je m'en sers. En tant que joueuse, vous sentez bien la façon dont vous jouez. Les premiers services qui passent bien, les fautes directes... Mais il est toujours bon de regarder les statistiques des adversaires avant et après. Grâce aux statistiques, on peut toujours trouver des schémas de jeu chez l'adversaire. On découvre son style. Mon coach les utilise beaucoup. Je ne suis pas obsédée par les chiffres car je préfère sentir les matches mais mon entraîneur me donne ces détails statistiques de temps en temps.