Clichy: "Faire le boulot"

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Clichy: "Faire le boulot"
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ÉQUIPE DE FRANCE - En conférence de presse, Gaël Clichy a souligné que la France devait démontrer sa valeur.

Gaël Clichy s'est montré lucide, jeudi, en conférence de presse. Pour le joueur d'Arsenal, l'équipe de France doit faire mieux que ce qu'elle a montré jusqu'à présent, notamment face aux Iles Féroé, samedi.Gaël, si on a l'habitude d'entendre dire qu'il n'y a plus de petite équipe, considérez-vous tout de même les Féroé comme une petite équipe... Oui, je le pense, c'est une petite équipe. On n'a fait que 1-0 à l'aller donc il faut faire attention mais comparée avec la qualité des joueurs que l'équipe d'Espagne possède, c'est une petite équipe. A nous de faire le boulot et de faire ce qu'il faut pour nous rendre le match facile. Comment expliquez-vous alors le "petit" score obtenu à l'aller ?C'est toujours difficile contre des équipes comme celles-là à l'extérieur. L'herbe était haute et le terrain sec, ce qui freine la rapidité du jeu. Mais c'est vrai que l'équipe de France se doit de faire mieux. Ce score n'était pas le résultat voulu. Mais les trois points étaient au rendez-vous et c'est le plus important. Vous qui avez l'habitude avec Arsenal de signer des victoires avec des scores fleuves, n'êtes-vous pas frustré par cette situation ?En club, ça fait quatre ou cinq ans que je joue avec les mêmes joueurs. On ne peut pas avoir les mêmes automatismes en équipe de France. Ça prend du temps en sélection. Et c'est au sélectionneur de faire en sorte que ça prenne entre des joueurs qui jouent à Chelsea par exemple où ils s'expriment dans un système plus défensif et d'autres qui jouent à Barcelone où le jeu est plus porté vers l'attaque. "On a la pression"N'avez-vous pas l'impression des fois que l'équipe de France joue avec le frein à main ?Mais c'est normal ! On parle de qualification pour la Coupe du monde. Même si on ne devrait pas jouer avec le frein à main, on est humain, on a la pression. Si demain, dans votre boulot, vous avez une échéance importante, vous allez avoir la pression de vous louper. C'est la même chose en équipe de France.Le sélectionneur a-t-il insisté sur la nécessité de marquer beaucoup de buts ?On n'a pas besoin de savoir ce que le coach pense. On sait très bien que l'on a quatre points de retard et que l'on peut revenir à un point en cas de faux-pas devant. Dans ce cas, la pression sera sur la Serbie. Le goal-average va être important. Si on peut en mettre six comme il y a quelques années (6-0, le 13 octobre 2007 à Torshavn en qualification de l'Euro 2008, ndlr), ça sera le bienvenu. Ce serait une bonne occasion de se rassurer...Se rassurer, je ne sais pas, mais un carton est toujours bienvenu. Quand on était jeunes, je me rappelle que nos entraîneurs disaient qu'il fallait toujours respecter l'adversaire et en mettre six ou sept quand c'était possible. Que ce soit en club ou en équipe de France, on sait très bien que si l'on marque dans les dix premières minutes, le match va être différent. Si on peut marquer un ou deux buts dans les 20 premières minutes, on aura de grandes chances d'en marquer beaucoup plus. Il faudra essayer de faire ça, mais les trois points restent le plus important. "je me bats pour être titulaire"L'Espagne, qui domine en Europe, est-elle un exemple à suivre ?S'inspirer, je ne sais pas... C'est vrai qu'ils gagnent beaucoup et que le facteur confiance est avec eux. On le ressent en club où des joueurs comme Torres ou Fabregas reviennent de sélection avec cette confiance. Après, on a nos qualités. On peut faire du beau football. Il faut se concentrer sur notre propre style de jeu. Et j'espère que l'on pourra bientôt parler de l'équipe de France comme nation de référence. Vous arrive-t-il de regarder vos adversaires potentiels en barrages ?Oui, on en parle entre nous. On sait que l'on risque de tomber sur des équipes qui seront aussi motivées que nous. La Croatie et le Portugal sont des équipes qui pourront être dangereuses. Mais, n'importe quelle équipe que l'on va affronter sera aussi motivée que nous pour aller à la Coupe du monde. Comment vivez-vous la concurrence au poste d'arrière gauche ?Très bien. Au départ, la compétition était plus entre Eric (Abidal) et Pat (Evra). Moi, j'étais le petit nouveau. Aujourd'hui, on me demande de pousser Pat pour qu'il tire le meilleur de lui-même. Je donne le meilleur à l'entraînement et je suis content d'être là aujourd'hui. Je ne vais pas vous mentir, je me bats pour être titulaire mais c'est sûr que la hiérarchie est là. Pat joue dans un très bon club et il mérite sa place même si je ne suis pas très loin derrière. Que pensez-vous du fait de jouer à Guingamp ?Le Stade de France aurait pu être bien, le terrain est plus grand, on aurait pu les faire courir plus et les fatiguer. Mais c'est Guingamp, c'est décidé, c'est comme ça. Qu'on joue à Guingamp ou à Paris, c'est à nous de faire le jeu et de marquer des buts. C'est rare que l'équipe de France joue à Guingamp, le public sera excité à l'idée de voir Thierry Henry ou Nicolas Anelka. Même si on dit que les supporters sont exigeants, ils sont toujours là. A nous de faire en sorte qu'ils soient derrière nous et qu'ils jouent leur rôle de douzième homme. Est-ce que les Féroé joueront à domicile ? Quand même pas ! Il n'y aura pas beaucoup de supporters des Féroé