Clermont, Paris gagné

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Clermont, Paris gagné
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Cette fois-ci, l'ASM y est presque. A condition de valider ce résultat par une victoire, si possible bonifiée, le week-end prochain contre La Rochelle, les Clermontois ont fait un grand pas vers la phase finale en s'imposant samedi, dans le cadre de la 24e journée de Top 14, au stade de France contre le Stade Français (20-12). Les Parisiens auront eux l'occasion de se racheter en demi-finale du Challenge européen.

Cette fois-ci, l'ASM y est presque. A condition de valider ce résultat par une victoire, si possible bonifiée, le week-end prochain contre La Rochelle, les Clermontois ont fait un grand pas vers la phase finale en s'imposant samedi, dans le cadre de la 24e journée de Top 14, au stade de France contre le Stade Français (20-12). Les Parisiens auront eux l'occasion de se racheter en demi-finale du Challenge européen. Clermont a saisi la perche qui lui était présentée. Peut-être inspirée par la performance en ouverture d'affiche de Jérôme Clavier, vice-champion d'Europe en salle de perche derrière l'Auvergnat Renaud Lavillenie, voire par son retour au stade de France où elle avait enfin mis la main sur le Bouclier de Brennus le 29 mai 2010 après des années de malédiction - mais plus sûrement par les retours de certains de ses cadres (Parra, Privat, Cudmore, Rougerie, Canale...) - l'ASM a enfin décrochée samedi cette victoire à l'extérieur derrière laquelle elle courait depuis le début de la saison et un succès à Bourgoin (2e j., 25-12). Un réveil tardif mais ô combien salutaire pour les champions de France en titre, désormais presque assurés de leur billet pour la phase finale. On aurait voulu qu'entre une équipe du Stade Français qui n'a plus rien à perdre, ni à gagner d'ailleurs, et un champion de France en titre porté par la volonté d'assurer enfin sa place en phase finale, le spectacle soit à la hauteur de celui proposé une nouvelle fois (la vingtième !) au stade de France par Max Guazzini. Le début de match n'est malheureusement qu'un festival de maladresses de part et d'autre, tout juste sauvé par un drop de Beauxis pour l'ouverture du score (3e, 3-0). Mais même l'ouvreur parisien n'échappe pas au déchet sur pénalité, venue sanctionner un péché de gourmandise de Malzieu, affamé pour son retour à la compétition (7e). Il faut attendre le quart d'heure de jeu, après une interception ratée de justesse par Parisse (9e), pour assister à un action digne de ce nom: une percée plein champ de Rougerie qui, malgré un nouveau cafouillage, permet au jeu de basculer à l'aile. Après un bel effort de Murimurivalu, les gros, Privat en tête, convertissent cette occasion par le premier essai du match (15e, 3-7). Malzieu toujours là Il faut 15 minutes de plus pour voir Clermont confirmer sa domination, Parra réussissant sa pénalité (33e, 3-10) là où James n'a pas trouvé la cible sur sa tentative de drop (25e). Pour le spectacle, on attendra, à l'image de Sylvain Marconnet et Christophe Dominici, deux grands anciens d'un club parisien qui semble courir après son passé, assis au côté du président du Stade Français. Si Rougerie prouve qu'il est en cannes et que Phillips vendange l'une des rares offensives parisiennes (36e), l'arbitre siffle la pause sur ce petit score et dans l'indifférence presque générale. Très en vue, Rougerie tente de rallumer la flamme au retour des vestiaires. Mais Boussès souffle dessus en reprenant le centre international in extremis alors que ce dernier s'était débarrassé du ballon (42e). La réduction du score de Dupuy sur pénalité (50e, 6-10) n'est en rien le signe d'un match qui bascule, au contraire les Auvergnats insistent et se mettent enfin à l'abri par l'inévitable Malzieu, auteur de son dixième essai de la saison sur une passe au pied d'école de James (53e, 6-17). A défaut de Dupuy (57e), Beauxis entretient les espoirs parisiens (58e, 9-17) devant 73 584 spectateurs qui trouvent le plaisir d'entamer une ola malgré la pauvreté du spectacle. Le pack parisien trouve la force pour renverser la mêlée de Clermont et permettre à Beauxis de remettre l'ASM sous pression (63e, 12-17). Un huit auvergnat qui se rachète pour maintenir le Stade Français dans ses 22, occasion pour Murimurivalu d'inscrire le troisième essai clermontois... refusé pour un en-avant de Floch (67e). Résultat, les champions de France en titre restent jusqu'au bout sous la menace d'un éclair parisien. Heureusement pour eux, ça fait bien longtemps que Max Guazzini est plus inspiré que ses joueurs. Sur une dernière pénalité de James (79e, 12-20), l'ASM valide un succès mérité qui lui ouvre les portes de la phase finale. Avec l'espoir de revoir le stade de France un soir de juin...