Clermont, c'est humain

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Clermont, c'est humain
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Après quatre finales de rang, dont la dernière victorieuse et synonyme de premier Brennus dans l'histoire du rugby auvergnat, l'ASM Clermont Auvergne n'a pu surmonter la légitime décompression, qui s'est emparée de tout un club. Demi-finaliste, dominée par le futur Champion toulousain, l'équipe de Vern Cotter n'avait plus la force de ranimer la flamme. Mais le feu sacré couve toujours...

Après quatre finales de rang, dont la dernière victorieuse et synonyme de premier Brennus dans l'histoire du rugby auvergnat, l'ASM Clermont Auvergne n'a pu surmonter la légitime décompression, qui s'est emparée de tout un club. Demi-finaliste, dominée par le futur Champion toulousain, l'équipe de Vern Cotter n'avait plus la force de ranimer la flamme. Mais le feu sacré couve toujours... "C'est une réaction humaine, naturelle, qu'il a été très difficile de contrer..." Jean-Marc Lhermet, le Directeur Sportif clermontois, le reconnaissait lui-même sans détour sur ces pages avant même les phases finales de ce dernier Top 14: Clermont avait manqué d'appétit tout au long de sa saison. Trop longtemps sevré de Bennus, l'ASM, enfin sacrée en 2010, s'est fait un festin de son premier Bouclier, au point d'aborder la défense de son titre sans cette envie de croquer un à un chacun de ses adversaires. Une rage de vaincre qui l'accompagnait depuis maintenant quatre ans. D'où cette impression d'évoluer sur un fil, de ne fournir que le strict nécessaire quand ce Top 14 réclamait un investissement total et sans faille, de chaque instant, à l'image de la saison des futurs Champions de France toulousains, traquant le moindre bonus sur tous les terrains de l'Hexagone. Au lieu de quoi Clermont, par trop dilettante en Coupe d'Europe et éliminé à ce titre dès la phase de poules -non sans avoir été la seule formation à dominer le Leinster, futur vainqueur de l'épreuve-, aura frisé le ridicule à l'image d'un parcours à l'extérieur indigne de son statut de tenant du titre -onze défaites en déplacement ! L'ADN de ce groupe, où plusieurs cadres ont tiré leur révérence, lors de l'élimination au Vélodrome, n'en reste pas moins marqué par la culture de la gagne qu'un impressionnant recrutement est censé venir nourrir. Le retour de flamme clermontois est attendu... L'oeil de Yann DELAIGUE: "Quelque part sans doute dans l'inconscient collectif de cette équipe clermontoise, il y avait la nécessité d'un relâchement après des années si intenses pour conquérir enfin le Brennus. Chaque saison depuis quatre ans, Clermont avait cette faim de Bouclier, cette année, il faut reconnaître qu'ils l'ont eue un petit peu moins ... Avec quelques grosses contre-performances et puis aussi en n'étant pas toujours mentalement disposés à faire la guerre tous les week-ends, comme ils savaient si bien le faire. Autant à domicile, ils avaient ce feu sacré, encore que..., autant à l'extérieur, ils n'auront jamais été durablement dans le coup. Et malgré tout, ils se qualifient pour le dernier carré, où ils perdent face aux futurs Champions toulousains, auteurs d'un match énorme. Mais ce petit supplément d'âme, sans compter les absences sur blessure de Rougerie et Domingo, deux leaders chez les avants et les trois-quarts, qui ont beaucoup joué, cette année, ils ne l'avaient pas." Le "prono" de DELAIGUE: "C'est un groupe tellement riche, qui se connaît tellement bien, avec un grand entraîneur que je ne m'inquiète pas outre mesure. Leur recrutement impressionnant doit permettre tout à la fois de faire face aux doublons de la Coupe du monde, mais aussi de relancer la machine par l'intégration de joueurs, qui n'ont pas connu cette épopée du Brennus, et avec la concurrence, une saine émulation au sein du groupe, une ambition retrouvée. Entre une équipe de qualité et un aussi gros recrutement, il va vraiment falloir compter avec Clermont." SAMEDI: Les bilans de CASTRES et du RACING