Clarey: "Jouer devant en Coupe du monde"

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Clarey: "Jouer devant en Coupe du monde"
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Épargné par les pépins physiques pendant sa préparation, Johan Clarey aborde la nouvelle saison avec confiance. A 29 ans, l'Annécien espère continuer sur sa lancée et regoûter à la joie d'un podium de Coupe du monde. Le spécialiste de la descente a travaillé dur pour améliorer ses performances en géant et jouer la médaille lors des Championnats du monde de Garmisch-Partenkirchen sur une piste où il se sent bien.

Épargné par les pépins physiques pendant sa préparation, Johan Clarey aborde la nouvelle saison avec confiance. A 29 ans, l'Annécien espère continuer sur sa lancée et regoûter à la joie d'un podium de Coupe du monde. Le spécialiste de la descente a travaillé dur pour améliorer ses performances en géant et jouer la médaille lors des Championnats du monde de Garmisch-Partenkirchen sur une piste où il se sent bien. Comment vous sentez-vous à l'orée de cette nouvelle saison ? Très bien. J'avais eu une préparation difficile l'an passé car je revenais de blessure avec des genoux douloureux. Cette année elles ont quasiment disparu, j'ai donc pu faire une vraie préparation physique. J'ai réalisé le travail que j'ai voulu sur les skis, que ce soit en Suisse à Zermatt et dans l'hémisphère Sud à Ushuaïa. On a fait pas mal de travail technique en Argentine car on a été bloqué par les conditions d'enneigement. Il nous manque donc quelques kilomètres de descente. On espère les combler sur cet automne. Année post-olympique, le calendrier est différent. Comment aborde-t-on ce genre de saison ? Grand évènement ou pas, on doit toujours se préparer de la même façon car le circuit de la Coupe du monde est très riche, c'est à chaque fois des saisons pleines. Il n'y a pas les Jeux mais on aura les Championnats du monde sur la fin de février, c'est aussi important pour nous. En 2009/2010 vous êtes monté pour la première fois sur un podium de Coupe du monde - 3e de la descente de Val Gardena -, que peut-on vous souhaiter cette année ? J'espère jouer devant en Coupe du monde, aller choper quelques podiums encore. Il faut que ce premier podium en appelle d'autres, voire des premières places. Il faudra composer avec un plateau très relevé, car maintenant beaucoup de techniciens se mettent à faire de la descente. On retrouve des géantistes et des slalomeurs, la descente n'est plus réservée à une petite partie de coureurs. Il y a énormément de concurrence, c'est très serré tout le temps, les places se jouent à coups de centièmes. Il faut aussi un peu de réussite de temps en temps pour se retrouver devant. Serait-ce la raison pour laquelle, on a le sentiment que les Français font le « yo-yo », capables du pire comme du meilleur ? En partie. Il y a des jours où on n'a pas de chance et d'autres où on est verni. Je pense que sans réussite, le meilleur descendeur du monde ne peut pas gagner, c'est ce qui fait, à mon sens, la particularité du ski alpin. "Mes efforts commencent à payer" Les Championnats du monde auront lieu à Garmisch-Partenkirchen en Allemagne. Que vous inspire cette piste ? Je m'y sens bien, j'ai fait 14e de la descente là-bas l'an dernier lors de l'épreuve de la Coupe du monde. Je n'étais qu'à neuf dixièmes du premier, c'est surtout ça que je retiens. Je n'étais pas loin de la vérité, en faisant une grosse faute au milieu en plus. J'ai moyen de faire un truc sympa. La descente est votre spécialité, mais avez-vous des objectifs dans les autres disciplines ? J'ai fait un travail conséquent sur le géant cette année car je pars de loin en super-G. Je voulais déjà le faire l'an passé mais je ne pouvais pas à cause de mes blessures. Les efforts commencent à payer à l'entrainement, maintenant j'ai hâte de voir ce que ça peut donner en course car le super-G en compétition, c'est très différent. Mais il y a eu des progrès au niveau technique. Quelles sont les échéances que vous attendez avec impatience ? Val Gardena que j'aime énormément, puisque c'est là que j'ai fait mon podium. Sinon, la tournée américaine, qui intervient en début de saison, est super sympa à courir. Et puis forcément les grandes classiques que sont Wengen en Suisse et Kitzbuhel en Autriche, qui ne m'ont pas trop réussi mais j'espère que ca changera avec l'expérience. La texture de la neige a-t-elle un rapport avec ces préférences ? Ça dépend des skieurs, moi c'est plutôt l'endroit et l'atmosphère qu'il dégage car je m'adapte à tous les types de neige. C'est parfois dur à expliquer car deux pistes peuvent avoir le même profil et pourtant elles t'offrent des sensations totalement différentes. On ne sait pas pourquoi, c'est au feeling. Vous passez énormément de temps avec l'équipe de France, le ski est-il vraiment un sport individuel ? Oui, mais l'ambiance dans l'équipe est toujours très importante car on n'est plus souvent avec nos coéquipier qu'avec nos compagnes ! C'est important d'avoir une bonne émulation, elle a d'ailleurs toujours été là. Nous sommes dans une continuité et les résultats commencent à venir, c'est la preuve qu'il existe une bonne dynamique de groupe.