Ciani dans une impasse ?

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Ciani dans une impasse ?
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Relégué depuis plusieurs semaines sur le banc des Girondins de Bordeaux, Michaël Ciani est revenu sur sa situation difficile dans les colonnes de Sud Ouest, jeudi. Le défenseur central français, convoqué chez les Bleus sou l'ère Domenech, critique les méthodes de Francis Gilot et hésite du coup à la suite à donner de sa carrière.

Relégué depuis plusieurs semaines sur le banc des Girondins de Bordeaux, Michaël Ciani est revenu sur sa situation difficile dans les colonnes de Sud Ouest, jeudi. Le défenseur central français, convoqué chez les Bleus sou l'ère Domenech, critique les méthodes de Francis Gilot et hésite du coup à la suite à donner de sa carrière. En un an et demi, la cote de Michaël Ciani a dégringolé, au moins autant que celle de l'euro. Le 3 mars 2010, le défenseur central bordelais, alors en plein boom avec les Girondins, honorait sa première cape internationale avec les Bleus de Raymond Domenech contre l'Espagne (0-2). Le sommet d'une carrière en chute libre depuis des mois et notamment le départ de Laurent Blanc, qui l'avait recruté, vers la sélection tricolore. Au point d'être devenu aujourd'hui un simple remplaçant dans un effectif pas vraiment pléthorique (Henrique, Planus, Sané) à son poste de prédilection. La conséquence d'un enchaînement d'erreurs individuelles qui ont notamment débouché sur un début de saison difficile des Marine et Blanc. Sa récente mise à l'écart coïncide d'ailleurs au regain de forme des Girondins, qui restent sur une série positive avec onze points glanés sur les dix-huit derniers mis en jeu. Une relation de cause à effet avec son nouveau statut de réserviste ? "J'ai joué de malchance: je suis suspendu au moment où l'équipe gagne et on prend deux buts au moment où je rentre, précise le Parisien dans un entretien accordé à Sud Ouest. J'ai ma responsabilité mais je crois que c'est aussi celle de tout un groupe, un collectif. Après, ce qui conforte les choix du coach et le bien de l'équipe, c'est qu'ils (mes coéquipiers) ne prennent pas de but, et c'est une bonne chose ! Mais je subis forcément les résultats du groupe". L'ancien lorientais vit très mal cette nouvelle situation, tout comme les critiques publiques de son entraîneur, Francis Gilot, à son égard. "Il ne m'aide pas en disant des choses comme ça. C'est difficile à entendre, parce qu'on doit au moins avoir l'espoir de se battre pour quelque chose." Mais l'indésirable est bien décidé à se battre pour "montrer au coach qu'il est encore là." Cela dit, Ciani n'écarte pas l'hypothèse d'un départ lors du prochain mercato, si cette configuration devait durer. "Aujourd'hui je suis à Bordeaux et on verra la suite. Mais si mon temps de jeu est de moins en moins important, il est certain que la question se posera rapidement", menace le défenseur, lié aux Girondins jusqu'en juin 2013. Newcastle, qui le suit depuis plusieurs mois, est à l'affût, d'autant que Jean-Louis Triaud a clairement annoncé qu'il ne le retiendrait pas.