Choulet, la Chorale et puis flûte...

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Choulet, la Chorale et puis flûte...
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Au lendemain de l'éviction de Didier Dobbels à Pau-Lacq-Orthez, c'est Jean-Denys Choulet qui a été remercié du côté de Roanne. Au club depuis onze ans, le coach qui avait hissé la Chorale jusqu'au titre de champion en 2007 a appris la nouvelle à quelques heures d'un match en Eurochallenge. "Je trouve que c'est faire très peu de cas de l'être humain", nous a-t-il confié, un peu amer. Il est remplacé par Luka Pavicevic.

Au lendemain de l'éviction de Didier Dobbels à Pau-Lacq-Orthez, c'est Jean-Denys Choulet qui a été remercié du côté de Roanne. Au club depuis onze ans, le coach qui avait hissé la Chorale jusqu'au titre de champion en 2007 a appris la nouvelle à quelques heures d'un match en Eurochallenge. "Je trouve que c'est faire très peu de cas de l'être humain", nous a-t-il confié, un peu amer. Il est remplacé par Luka Pavicevic. Une page se tourne à Roanne. Jean-Denys Choulet, qui tenait les rênes de l'équipe depuis 2000, a été démis mardi soir de ses fonctions d'entraîneur à quelques heures d'un match contre le club ukrainien d'Ivano-Frankivsk. Et, selon lui, les résultats de la Chorale n'y sont pour rien. "Après onze ans au club, un club que j'ai pris à la onzième place de Pro B avant de remporter notamment le titre de champion de France et la Semaine des As, m'annoncer mon éviction à 17 heures, jour d'un match d'Eurochallenge que j'ai préparé depuis une semaine, je trouve que c'est faire très, très peu de cas de l'être humain et du respect qu'on peut avoir à mon égard", nous a-t-il confié, amer. Au lendemain du licenciement moins surprenant - quoique - de Didier Dobbels à Pau-Lacq-Orthez, c'est un deuxième coach de Pro A qui est débarqué après seulement six journées de championnat. Et pas le moindre. Car Jean-Denys Choulet est un fort en gueule, le genre à animer les après-matches, à dire ce qu'il pense à chaud comme à froid, avec plus ou moins de tact. Le binôme qu'il formait avec son président, Emmanuel Brochot, semblait inséparable mais depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois, quelque chose s'était cassé. "Et ce n'est pas une question de résultats...", nous a-t-il expliqué, en promettant qu'il en dirait davantage sur les raisons de son éviction dans les jours à venir. Diabaté, son dernier clash Des raisons qui sont tout de même assez évidentes et tiennent surtout à l'entente au sein d'un groupe de plus en plus sous tension. A l'intersaison, le coach ligérien âgé de 53 ans avait, comme le rappelle le quotidien régional Le Progrès, souhaité le départ de son pivot nigérian Uche Nsonwu-Amadi, qui est finalement resté au club. Et il y a peu, il s'était pris le bec à l'entraînement avec son meneur ivoirien Souleyman Diabaté, suspendu jusqu'à nouvel ordre mais qui pourrait bien être réintégré au sein de l'effectif roannais. A cela s'ajoute une septième place peu reluisante mais pas encore inquiétante en Pro A, avec trois victoires et autant de défaites, qui n'est donc pas le coeur du problème. Du coup, c'est Frédéric Brouillaud, son assistant, qui a pris les commandes de la Chorale contre le BC Goverla, avec une victoire à la clé (81-78). Certains y verront peut-être un signe... "Nous avons eu un conseil d'administration lundi soir, nous avons imaginé pour le bien du club, par rapport à la situation actuelle, qu'il fallait mettre Jean-Denys, dans un premier temps, en dehors du groupe, s'est justifié Emmanuel Brochot sur le site du club. Aujourd'hui, la Chorale a un statut à honorer, via son budget, via sa masse salariale. On a des ambitions fortes cette année, il faut que l'on mette les ingrédients pour les atteindre, ce qu'on espère avoir fait en faisant le choix d'écarter notre coach." Un entraîneur qui aura permis à Roanne d'exister dans le paysage du basket français, avec notamment le titre de champion en 2007 et, la même année, la Semaine des As... qui aura lieu en février prochain à la Halle Vacheresse. Un entraîneur qui aura, aussi, dénicher quelques joueurs américains de talent comme Dewarick Spencer ou Marc Salyers. Et, récemment, en faire venir d'autres plus renommés comme Ricky Davis. Avec moins de réussite.