Chou blanc pour les Bleus

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Chou blanc pour les Bleus
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La première journée des championnats du monde n'a pas été à la hauteur des espoirs tricolores. Aucune médaille dans l'escarcelle et une seule cinquième place pour Frédérique Jossinet. C'est peu, d'autant que certains, à l'image de Milous (-60 kg), avaient le potentiel pour aller beaucoup plus loin. Certes, Nour (-60 kg) a fait une belle journée, Payet (-48 kg) n'a pas démérité, Larose (-66 kg) a tenu son rang, mais il manque l'essentiel.

La première journée des championnats du monde n'a pas été à la hauteur des espoirs tricolores. Aucune médaille dans l'escarcelle et une seule cinquième place pour Frédérique Jossinet. C'est peu, d'autant que certains, à l'image de Milous (-60 kg), avaient le potentiel pour aller beaucoup plus loin. Certes, Nour (-60 kg) a fait une belle journée, Payet (-48 kg) n'a pas démérité, Larose (-66 kg) a tenu son rang, mais il manque l'essentiel. Des larmes, la tête des mauvais jours et surtout beaucoup de frustration. Au terme d'un été studieux, l'équipe de France s'attendait à un début de Mondiaux autrement plus souriant. Il aurait fallu pour cela être en mesure de saisir les opportunités. Une fois de plus, Frédérique Jossinet (-48kg) ressort quelque peu du lot puisqu'elle s'est inclinée lors du combat pour le bronze. Mais d'habitude, elle était au moins sur le podium... Or, pour la deuxième année de rang, elle s'est inclinée face à la Brésilienne Menezes. En quarts de finale, elle a également tenu tête à la Japonaise Tomoko Fukumi, vice-championne du monde. "C'est une déception car on se prépare toute l'année, on fait des sacrifices alors quand il n'y a pas de médailles, on est déçue", consent la doyenne de l'équipe de France. Une déception largement partagée par Laetitia Payet qui s'est, elle, inclinée en huitièmes de finale face à la Hongroise Csernoviczki, finalement bronzée. "Je suis super déçue. Pourtant, je me suis battue et il ne m'a pas manqué grand-chose. Mon premier combat a été difficile mais ensuite le stress est parti au fur et à mesure des combats. En huitièmes, le judo de mon adversaire ne me correspondait pas vraiment et j'ai manqué un peu de mobilité. C'est dommage car j'avais fini par trouver une solution", explique Payet. Campargue : "Le bilan est maussade" Chez les garçons, c'est la soupe à la grimace. "Le bilan est maussade, on espérait une ou deux médailles. Je suis surtout déçu pour Sofiane (Milous) qui avait le potentiel pour gagner. J'ai un peu d'amertume car quand on est champion d'Europe, qu'on est revenu de blessures et qu'on a le potentiel, il faut y aller avec modestie et la modestie s'apprend tous les jours", tranche Benoît Campargue, le responsable de l'équipe masculine. Un propos qui correspond à celui du judoka qui avait avoué avoir "voulu trop bien faire. J'avais envie de faire de belles choses, d'épater la famille et les copains et ça m'a porté du tort. Je voulais gagner avec classe et j'ai trop réfléchi". Il s'est arrêté en huitièmes de finale, tout comme un Issam Nour dont la performance a en revanche été saluée par tous. "Il a montré le vrai niveau qu'il peut avoir", glisse David Larose, "c'est une satisfaction, il a failli battre le Japonais (Haroaka)", confie un Campargue qui nourrit de gros espoirs pour mercredi avec Legrand et Darbelet en -73kg. Mais avant de penser à la suite, il reste les -66kg avec notamment un David Larose qui a échoué en quarts de finale puis en repêchage. "En quarts de finale, j'ai l'impression qu'il n'y a qu'une épaule qui touche (il y a ippon ce qu'il trouve sévère), en finale de repêchage, je fais le maximum, mais c'était compliqué car il se décale sur chaque attaque, il fuit un peu. Il suit le même schéma pour faire monter les moulinettes et ça marche", pestait-il, conscient du travail qui lui reste à fournir pour franchir un nouveau palier. Pour ne pas finir sur une notre trop morose, l'expérimentée Frédérique Jossinet prévient: "Le public va monter en puissance comme les athlètes avec deux belles journées avec Teddy et Lucie et les par équipes pour finir en apothéose." On ne demande qu'à la croire...