Cholet, le rêve est passé

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Cholet, le rêve est passé
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C'était le scénario tant redouté. Cholet a vu les portes du Top 16 se refermer violemment devant son nez, ce jeudi, lors de la 10e journée de l'Euroligue. Battus par les Turcs de Fenerbahçe (93-61), les champions de France ont laissé filer la qualification pour la 2e phase, qui échoit aux Lituaniens de Vilnius, vainqueurs dans le même temps à Zagreb (77-94).

C'était le scénario tant redouté. Cholet a vu les portes du Top 16 se refermer violemment devant son nez, ce jeudi, lors de la 10e journée de l'Euroligue. Battus par les Turcs de Fenerbahçe (93-61), les champions de France ont laissé filer la qualification pour la 2e phase, qui échoit aux Lituaniens de Vilnius, vainqueurs dans le même temps à Zagreb (77-94). Une impression de déjà-vu. Cholet, pour rien ou presque, a laissé filer la qualification pour le Top 16 de l'Euroligue, en s'inclinant lourdement sur le parquet de Fenerbahçe (93-61), jeudi soir, pour la 10e journée et dernière journée de la première phase. Un miracle aurait pu venir de Zagreb. Mais Vilnius, emmené par Bajramovic (22 points) et l'increvable Jasikevicius (13 points), s'est imposé face au Cibona (77-94), et récupère in extremis le dernier ticket pour la 2e phase. La pilule est aussi lourde à avaler que le score de ce dernier match. Mais c'est comme si les hommes d'Erman Kunter n'y avait jamais cru. Ou si, 5 minutes, quand les champions de France viraient en tête avec 10 points d'avance (2-12, 5e). Un faux-départ pour le Fenerbahçe, que Tarence Kinsey et Omer Onan se chargeaient de rattraper rapidement (16-16, 10e). Dès le deuxième quart temps, on sentait les Choletais sans solution. Perdus sur le terrain, errant chacun sans son coin, alors que les 10000 supporters turcs donnaient de la voix. Les ballons perdus s'accumulaient (21, dont 6 pour le pauvre Sammy Mejia, héros du match aller), et le score grimpaient, surtout en seconde mi-temps, car à la pause, le coup était encore jouable (38-30). La suite sera terrible, un 55-31 encaissé lors des 20 dernières minutes. Ainsi s'est terminé le parcours de Cholet, si proche de devenir le premier club français à atteindre le Top 16, depuis Pau-Orthez en 2007. Comme il avait commencé, à Sienne (76-44), il y a deux mois. Mais entretemps, le club des Mauges, promis à l'enfer dans un groupe relevé, a surpris son monde. D'abord en accrochant, le Barça, champion d'Europe, à la Meilleraie (77-84). Puis, surtout, en alignant trois victoires contre Vilnius (73-69), au Cibona Zagreb (71-84), et surtout contre Fenerbahçe (82-78). C'est ce visage de Cholet, agressif, conquérant et séduisant, qu'on retiendra. Et qu'on aurait aimé voir en Turquie ce jeudi soir... Lors des cinq journées suivantes, le CB a donc laissé filer une qualification qui lui tendait les bras. Où ça ? Certainement pas ce soir. Enfin pas seulement. Il y a ce match contre Sienne, qui s'est joué en fin de match (61-70, 6e j.). Ou ce non-match à Vilnius (92-80, 8e j.), qui a fait perdre aux Choletais le point-average par rapport à leur rival pour la 4e place. Il y aussi cette victoire inattendue des Lituaniens contre Barcelone (88-87, 9e j.), avec ce dernier lancer franc manqué par Ricky Rubio. Il y a, au final, énormément de regrets. Une impression de déjà-vu.