Cholet, direction Bercy ?

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Cholet, direction Bercy ?
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Vainqueur du match aller sur son parquet contre Gravelines-Dunkerque (77-62), Cholet a deux occasions de valider son billet pour la finale des playoffs de Pro A, le 11 juin prochain à Bercy. Le coach du CB, Erman Kunter, espère le faire dès mardi soir au Sportica contre une équipe nordiste qui pourrait être privée de Yannick Bokolo, touché à la cheville.

Vainqueur du match aller sur son parquet contre Gravelines-Dunkerque (77-62), Cholet a deux occasions de valider son billet pour la finale des playoffs de Pro A, le 11 juin prochain à Bercy. Le coach du CB, Erman Kunter, espère le faire dès mardi soir au Sportica contre une équipe nordiste qui pourrait être privée de Yannick Bokolo, touché à la cheville. Il y a une grande différence entre le Cholet de 2010 et celui de cette année. Les hommes d'Erman Kunter peuvent rejoindre Bercy, où aura lieu la finale du championnat le 11 juin prochain, après seulement quatre matches en phases finales. La saison dernière, ce scénario avait été contrarié par la victoire de Gravelines-Dunkerque à la Meilleraie (70-68), en demi-finales aller des playoffs de Pro A. Mais pour ses retrouvailles avec le BCM au même stade de la compétition, vendredi dernier, le CB s'est vengé en l'emportant avec la manière (77-62). Après avoir balayé Le Mans en quarts de finale, le club des Mauges se retrouve donc déjà aux portes du POPB, qu'il rejoindra mardi soir en cas de succès au Sportica. Là même où il avait pris un gros éclat en tout début de saison, au mois d'octobre (52-88). Et honnêtement, difficile de croire qu'il y aura un tel écart entre les deux clubs lors du deuxième acte de cette série, même si Erman Kunter se veut prudent: "Il nous reste un match à gagner pour aller en finale, et si possible le prochain... Mais ce ne sera pas facile." Pas facile parce que Gravelines, quatrième à l'issue de la phase régulière du championnat, est très à l'aise dans sa salle. Roanne s'en est aperçu au tour précédent. Pas facile non plus parce que les Nordistes seront revanchards après un match aller qu'ils ont eu l'impression de ne pas disputer à armes égales, la blessure à la cheville de Yannick Bokolo en fin de premier quart-temps ayant tout changé. "J'attendais un match un peu plus serré. Je pense que l'écart doit beaucoup à ça, a d'ailleurs reconnu le coach choletais en conférence de presse. Avec sa blessure, Gravelines a perdu pas mal de choses dans le jeu et dans l'intensité. Ils auraient eu besoin de joueurs comme ça en deuxième période, mais il n'était pas là..." Kunter: "Une victoire d'un point ou de vingt, c'est pareil en playoffs" Rien ne dit qu'il sera remis à temps pour aider ses partenaires à égaliser. Mais, même s'il manque ce rendez-vous, la donne sera différente. Car Christian Monschau, l'entraîneur gravelinois, aura eu le temps de revoir ses systèmes sans l'arrière international français. "Si un coach le sait avant, il peut toujours trouver des solutions. Mais perdre un joueur pendant un match, c'est très compliqué, note d'ailleurs Erman Kunter, qui refuse donc de s'enflammer et voir ses troupes débarquer dans la capitale avant l'heure. Oui, notre équipe a fait un bon match mais il ne faut pas non plus rêver qu'on a fait quelque chose d'exceptionnel parce qu'un joueur très, très important s'est blessé." L'impact d'un joueur comme Ben Woodside sera l'une des clés de la réussite du BCM, qui devra aussi pouvoir compter sur son secteur intérieur fourni, avec Cyril Akpomedah, Dounia Issa et Saer Sene, pour faire la différence. Autant d'armes que la défense choletaise a su neutraliser vendredi dernier. "On a défendu correctement mais en première mi-temps, on avait un mauvais pourcentage, on a raté des tirs ouverts, on a fait des mauvais choix en contre-attaque, a analysé Erman Kunter. Après, une victoire d'un point ou de vingt, c'est pareil en playoffs. On va jouer un match capital. Ils vont nous attendre, on le sait. Mais, sur le papier, on a mathématiquement 66% de chances d'aller à Bercy..." A Sammy Mejia et ses partenaires de faire le reste.