Cholet, c'est le jour J

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Cholet, c'est le jour J
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Bien accroché à la quatrième place du groupe C, Cholet peut valider son billet pour le Top 16 en cas de victoire contre le Cibona Zagreb, mercredi soir à la Meilleraie, lors de la 9e journée de l'Euroligue. Les hommes d'Erman Kunter devront oublier la fatigue, face à une équipe croate qu'ils avaient battue au match aller (84-71).

Bien accroché à la quatrième place du groupe C, Cholet peut valider son billet pour le Top 16 en cas de victoire contre le Cibona Zagreb, mercredi soir à la Meilleraie, lors de la 9e journée de l'Euroligue. Les hommes d'Erman Kunter devront oublier la fatigue, face à une équipe croate qu'ils avaient battue au match aller (84-71). "Le match le plus important depuis le début de la saison." Voilà, selon Luc-Arthur Vebobe, ce qui attend Cholet. Un combat de quarante minutes, au moins, qui peut lui ouvrir les portes vers d'autres horizons plus éclairés, auxquels seules les seize meilleures équipes du continent ont accès. Depuis dix ans, deux clubs français, pas plus, ont eu le privilège de toucher au pass pour le Top 16 (lire encadré). C'est peu, tellement peu qu'une qualification du CB, quatrième de sa poule après neuf matches, serait un exploit. Battre le Cibona Zagreb mercredi soir à la Meilleraie, à une journée de la fin de la phase régulière de l'Euroligue, suffira aux joueurs d'Erman Kunter pour se faire une place de choix au milieu de clubs prestigieux comme le Maccabi Tel-Aviv, l'Olympiakos, le Real Madrid ou le Panathinaïkos. Pas de quoi les effrayer, eux qui ont déjà croisé la route dans le groupe C de Barcelone, champion d'Europe en titre, Sienne et Fenerbahçe. Mais avant de voir plus loin, les Choletais doivent gravir une dernière marche. Pas la plus haute, pas la moins facile. Au match aller, en Croatie, les champions de France s'étaient assez facilement imposés (84-71) avec un bon Antywane Robinson (20 points) et un grand Samuel Mejia (17 points, 11 rebonds). Rééditer une telle performance est donc dans les cordes de Cholet, qui ne doit pas se louper une semaine après avoir craqué sur le parquet de Vilnius (80-92), son concurrent direct pour la qualification. Le problème, auquel il fallait s'attendre tôt ou tard, c'est que les partenaires de Randal Falker commencent à tirer la langue en cette fin d'année, l'absence depuis plusieurs semaines de Fabien Causeur n'ayant pas aidé. Une question de physique "La fatigue est là, admet d'ailleurs dans Ouest-France Erman Kunter. On perd vraiment beaucoup d'énergie sur les matches d'Euroligue." Sur ceux de Pro A aussi. La victoire obtenue contre Hyères-Toulon (79-67), dimanche après-midi lors de la 10e journée du championnat, n'a pas été aussi aisée que le résultat le laisse entendre. Pour l'instant, le CB serre les dents, essaie et réussit à mettre du rythme en attaque comme en défense, à l'image d'Antywane Robinson (18 points, 11 rebonds) et Luc-Arthur Vebobe (13 points, 12 rebonds), très bons face au HTV. Mais pour combien de temps encore ? "La plupart des équipes engagées en Euroligue connaissent en ce moment un passage à vide, constate le coach turc. L'Euroligue, ça a un énorme impact athlétique sur les équipes. Mais ça peut aussi avoir des répercussions sur le moral des joueurs. C'est une compétition qui peut vraiment être frustrante, surtout quand vous jouez bien, que vous réussissez des choses intéressantes et que, finalement, la victoire n'est pas au bout. Tout simplement parce que la marche est bien plus haute qu'en championnat. Ça peut être difficile à avaler." Espérons pour ses joueurs que leur revers en Lituanie, la semaine dernière, a été bien digéré.