Cheika: "Ça nous excite !"

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Cheika: "Ça nous excite !"
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De plus en plus classique, et de moins en moins "Clasico", le choc des deux Stades, Français et Toulousain ce samedi, au Stade de France, représente surtout désormais un défi pour une équipe du Stade Français rentrée dans le rang, qui n'a plus gagné face aux joueurs de Guy Novès depuis bientôt 3 ans. Michael Cheika, l'entraîneur parisien, mesure l'ampleur de la tâche qui attend une fois encore ses hommes face aux Champions d'Europe.

De plus en plus classique, et de moins en moins "Clasico", le choc des deux Stades, Français et Toulousain ce samedi, au Stade de France, représente surtout désormais un défi pour une équipe du Stade Français rentrée dans le rang, qui n'a plus gagné face aux joueurs de Guy Novès depuis bientôt 3 ans. Michael Cheika, l'entraîneur parisien, mesure l'ampleur de la tâche qui attend une fois encore ses hommes face aux Champions d'Europe. Michael, ce match face à Toulouse reste-t-il un match à part dans la saison du Stade Français ? Bien évidemment, c'est un match important contre le leader du championnat, les Champions d'Europe en titre. Un rendez-vous assez difficile, mais on est satisfait d'aborder ce match dans un Stade de France qui sera plein, dans une bonne atmosphère, une bonne ambiance, ça nous excite. La pression ne monte pas particulièrement, seulement, on a à coeur de faire plaisir à nos supporters. Mais que ce soit à Charléty, à Jean-Bouin ou même à l'extérieur, on aurait autant le désir de réaliser un bon match. L'écart qui nous sépare au classement nous motive un peu plus parce que je sais que ce sera probablement notre match le plus difficile de la saison. Toulouse, réputée comme la meilleure équipe du moment: est-ce que cette formation constitue aujourd'hui une source d'inspiration pour le Stade Français ? Je pense que toutes les équipes qui affrontent les Champions d'Europe et les leaders du championnat de France doivent être inspirées face à ce genre d'équipes. Si on ne parvient pas à être inspirés pour ce genre de matches, alors on ne le sera jamais. Mais je pense qu'on a su montrer beaucoup de courage lors de ces deux derniers matches (victoire à Bourgoin 26-16 et nul à La Rochelle 26-26, ndlr) joués en quatre jours. Notre effectif n'a pas beaucoup tourné non plus, mes joueurs ont montré de la volonté. "Contre Toulouse, si on pense seulement à défendre, vous êtes déjà battus" Que redoutez-vous le plus de cette équipe toulousaine ? Il y a beaucoup de choses, trop de choses même (sourires). Il n'y a pas de point en particulier, Toulouse possède la puissance devant comme derrière, ce qui est très intéressant, mais pas seulement pour ce que ça leur donne en termes de plate-forme de jeu. C'est aussi décisif au niveau des pénalités et de la possession du terrain. Ça va donc être premièrement une bataille en conquête. L'important sera donc tout d'abord de mettre notre conquête au niveau en même temps que notre défense. Le Stade Français possède actuellement la capacité à imposer son jeu à Toulouse selon vous ? Dans tous les matches de rugby, et a fortiori contre Toulouse, si on pense seulement à défendre, vous êtes déjà battus. Il faut avoir les ambitions de jouer; nous, on les a, les deux équipes possèdent les deux meilleurs attaques du championnat (*), ça veut dire qu'on va voir du jeu. On essaye toujours de préparer quelque chose pour surprendre la défense à laquelle on va faire face. Mais ça n'est jamais facile face à une équipe comme Toulouse, bien organisée partout, dont on ne sait jamais quel sera l'alignement avec trente joueurs de très haut niveau, qui lui permettent d'utiliser deux équipes aux qualités très diverses. Pour nous, tout sera une question d'efficacité sur nos bases et de vitesse dans notre jeu. (*) Leader, Toulouse écrase le classement des meilleures attaques du championnat avec 448 points, mais c'est le Racing-Métro 92 qui, pour un petit point (367), devance le Stade Français (366).