Chavanel: "J'ai vraiment souffert"

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Chavanel: "J'ai vraiment souffert"
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Victime d'une chute hier et souffrant de la clavicule, Sylvain Chavanel a connu une journée galère jeudi lors de la sixième étape du Tour entre Dinan et Lisieux qui a vu s'imposer le Norvégien Edvald Boasson Hagen. Arrivé 188ème avec plus de douze minutes de retard sur le peloton, le champion de France a songé à l'abandon, mais veut s'accrocher en espérant des jours meilleurs.

Victime d'une chute hier et souffrant de la clavicule, Sylvain Chavanel a connu une journée galère jeudi lors de la sixième étape du Tour entre Dinan et Lisieux qui a vu s'imposer le Norvégien Edvald Boasson Hagen. Arrivé 188ème avec plus de douze minutes de retard sur le peloton, le champion de France a songé à l'abandon, mais veut s'accrocher en espérant des jours meilleurs. Sylvain, comment évolue votre blessure ? Le but était de voir si l'épaule arrivait à tenir. Sur le moment, c'était impeccable mais après c'était de pire en pire. J'ai vraiment souffert, je n'arrivais pas à relancer, à tirer sur mon guidon. Heureusement, il y a beaucoup de supporters qui m'ont encouragé tout le long. J'espère qu'ils comprendront que je ne suis pas à mon niveau. Ça ne m'empêche pas de dormir, donc déjà c'est bon signe. On va regarder jour après jour et on verra par la suite. Comment avez-vous vécu cette journée ? Aujourd'hui, c'était vraiment difficile, en plus avec la pluie. J'avais l'abandon dans la tête, mais je me suis accroché. Le fait d'avoir le maillot tricolore sur les épaules, ça m'a donné encore plus de motivation. J'ai essayé d'attraper un groupe pour éviter de finir trop loin. Si cela n'avait pas été le Tour de France, j'aurais arrêté depuis longtemps. Je veux profiter de mon maillot bleu-blanc-rouge un maximum. "Je compense avec le reste du corps" Les médecins sont venus vous voir dans le bus, pourquoi ? Pour immobiliser mon épaule. Je prends des inflammatoires. J'espère que cela va s'améliorer dans les jours à venir. Vous souffrez de l'épaule, mais comment vont les jambes ? Tout va mal, même les jambes. Je n'arrive pas à relancer, donc j'essaye de compenser avec tout le reste du corps et du coup je le paye. Mais cela fait partie de la course, d'autres ont aussi chuté mercredi. C'est comme ça. Serez-vous au départ demain ? Oui, je vais m'accrocher. Il faut postiver. il y a des choses plus importantes qu'arriver à douze minutes d'un peloton de cyclisme.