Chavancy: "Une autre intensité"

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Chavancy: "Une autre intensité"
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Remis d'une entorse cervicale, Henry Chavancy n'a pas participé aux deux dernières sorties victorieuses du Racing-Métro en Top 14. Titularisé contre Cardiff, vendredi, le jeune trois-quarts centre francilien s'apprête à effectuer son retour à l'occasion du début de la H-Cup. A 23 ans, il ne dissimule pas son impatience de participer une deuxième fois à une compétition qu'il juge d'une autre dimension.

Remis d'une entorse cervicale, Henry Chavancy n'a pas participé aux deux dernières sorties victorieuses du Racing-Métro en Top 14. Titularisé contre Cardiff, vendredi, le jeune trois-quarts centre francilien s'apprête à effectuer son retour à l'occasion du début de la H-Cup. A 23 ans, il ne dissimule pas son impatience de participer une deuxième fois à une compétition qu'il juge d'une autre dimension. Henry, comment vous sentez-vous avant votre deuxième expérience en H Cup ? J'aborde cette compétition avec beaucoup d'excitation. On a la chance d'être dans une poule très relevée mais en même temps très homogène. Notre premier match à domicile contre Cardiff va être intéressant car c'est une équipe difficile à bouger. A titre personnel, c'est toujours enrichissant de pouvoir se confronter avec des joueurs de talent comme Jamie Roberts. J'ai hâte d'y être, on va tout faire pour débuter cette campagne européenne par un succès. Connaissez-vous les joueurs des Cardiff Blues ? Pas plus que ça. Je connais l'arrière Halfpenny et le troisième ligne Warburton qui est capitaine du pays de Galles. On a le même âge, j'ai joué contre eux quand j'étais en équipe de France des moins de 20 ans. Je sais que les autres joueurs sont excellents même si je ne les connais que de nom. Mais c'est vrai que ça me fait plaisir de rejouer contre Halfpenny et Warburton car ils faisaient partie de l'équipe du Pays de Galles qui nous avait éliminés en Coupe du monde des moins de 20 ans. Ça va me faire bizarre de les retrouver. Le fait de débuter à domicile vous met-il sous pression ou vous rassure-t-il ? On sait que les premières journées sont capitales en Coupe d'Europe. Je dirais que le fait de recevoir deux fois lors des trois premières journées est plutôt un avantage. Cela dit, rien n'est acquis même si on évolue à domicile. Cardiff est une équipe bien plus expérimentée que nous dans cette compétition. A nous de bien débuter car on sait qu'une défaite à domicile est quasiment rédhibitoire. "Refaire de Colombes un stade difficile à prendre" Êtes-vous totalement remis de votre entorse cervicale ? J'avais une douleur qui descendait jusqu'au milieu du dos, c'était assez gênant. Mais tout est rentré dans l'ordre. J'ai repris l'entraînement en début de semaine dernière. J'aurais même pu jouer le match contre Brive mais les entraîneurs en ont décidé autrement. Je suis à 100% prêt pour vendredi. Votre retour de blessure s'est-il fait sans difficulté ? J'ai eu la chance que ce soit une blessure très minime donc je ne suis pas resté longtemps éloigné des terrains. Pendant une petite semaine, j'ai bien pu récupérer. Finalement, c'était un mal pour un bien. J'ai beaucoup joué en début de saison donc ça m'a permis de souffler. J'ai attaqué la semaine dernière avec beaucoup de plaisir pour préparer la Coupe d'Europe. Comment avez-vous vécu la défaite à domicile contre Toulon, théâtre de votre blessure ? Je l'ai mal vécue car on était dans une période de doute après deux défaites à l'extérieur. Le contenu n'était pas mauvais mais on a perdu contre Toulon qui était en confiance à ce moment-là. On va essayer de refaire de Colombes un stade difficile à prendre. Pendant votre absence, vos coéquipiers ont gagné deux fois à l'extérieur. Qu'en pensez-vous ? Ça m'a fait très plaisir que l'équipe gagne. Il y a de la concurrence au centre donc c'est sûr que ça me motive. Votre redressement en Top 14 peut-il vous aider à aborder la campagne européenne ? On attaque cette période de Coupe d'Europe avec confiance après deux victoires à l'extérieur en Top 14. D'un autre côté, on a aussi conscience d'avoir fait un bon début de saison avant de s'écrouler donc on ne va pas non plus fanfaronner. Néanmoins, on a fait le plein de confiance récemment en Top 14. "En cas de défaite, on ne se dirait pas que tout est mort" Le Racing-Métro a-t-il les armes pour prétendre à un quart de finale ? Le Racing a toujours eu l'ambition de rivaliser avec les meilleures équipes. Dans un premier temps, on a réussi à le faire avec les meilleures équipes françaises et on continue encore aujourd'hui. Depuis l'année dernière, on essaye de le faire avec les meilleures équipes européennes. On l'a fait ponctuellement en allant gagner aux Saracens par exemple. La saison dernière, vous étiez tombés dans le groupe du Leinster, futur vainqueur. N'avez-vous pas une poule plus abordable cette année, aucun de vos adversaires (Cardiff, London Irish, Edimbourg) n'ayant atteint la phase finale lors de la dernière édition ? Abordable, je ne sais pas. Mais homogène, ça c'est sûr. Qui dit homogène dit que toutes les équipes peuvent terminer à la première place. On est capable de gagner chez tous nos adversaires mais on peut aussi perdre contre n'importe qui. On va attaquer cette compétition avec l'ambition de rivaliser avec ces équipes. Rivaliser, c'est vouloir les battre. Sébastien Chabal a récemment parlé de quart de finale. L'équipe aspire-t-elle à cet objectif ? On ne parle pas de ça entre nous. Ce n'est vraiment pas le discours des entraîneurs et du président. Pierre Berbizier a toujours tendance à dire que la manière de jouer l'intéresse plus que les résultats. On n'a pas parlé d'objectif précis. On va s'appliquer à prendre de l'expérience et continuer à construire notre jeu. Que retenez-vous de votre première expérience en H-Cup ? J'en garde de très bons souvenirs. Je n'avais pas eu la chance de jouer contre les Irlandais du Leinster. En revanche, j'avais participé à la victoire décrochée chez les Saracens. C'est vrai que c'est un souvenir extraordinaire, c'est une autre intensité que le Top 14 contre des équipes qu'on n'a pas l'habitude de rencontrer. La Coupe d'Europe a un côté un peu dépaysant dans des stades et devant des publics qu'on ne connaît pas. Quels enseignements tirez-vous de l'expérience de l'an dernier ? On peut retenir que le début de compétition est très important car il est difficile de revenir surtout dans une poule très homogène. L'année dernière, on avait perdu notre premier match en Irlande. En étant à la traîne pendant toute la compétition, on n'avait pas pu se qualifier. Une défaite contre Cardiff pourrait-elle changer vos ambitions dans cette compétition ? Non, ça ne va pas les changer. En cas de défaite, on ne se dirait pas que tout est mort même si ça peut paraître un peu contradictoire après ce que je viens de dire. On aurait à coeur de réagir et d'aller chercher une victoire à l'extérieur pour équilibrer un peu nos comptes je dirais (rires). L'année dernière, on avait gagné à l'extérieur. Cette année, je crois qu'il faudra encore le faire pour pouvoir se qualifier.