Chardy vide son sac

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Chardy vide son sac
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Lors d'une conférence de presse tenue en marge du Masters 1000 de Monte-Carlo, Jérémy Chardy a rapporté les conséquences de la fin de sa collaboration avec Frédéric Fontang en janvier dernier. Le Palois est engagé dans un différend juridique lié à la rupture du contrat avec son ancien entraîneur, qui lui réclame de fortes sommes d'argent. Et il ne s'en remet pas.

Lors d'une conférence de presse tenue en marge du Masters 1000 de Monte-Carlo, Jérémy Chardy a rapporté les conséquences de la fin de sa collaboration avec Frédéric Fontang en janvier dernier. Le Palois est engagé dans un différend juridique lié à la rupture du contrat avec son ancien entraîneur, qui lui réclame de fortes sommes d'argent. Et il ne s'en remet pas. Lors d'une conférence de presse en marge du Masters 1000 de Monte-Carlo, le Français Jérémy Chardy, 54e mondial, a rendu publiques mercredi les conséquences désastreuses de sa séparation en janvier avec son entraîneur Frédéric Fontang, qui le suivait depuis 12 ans, s'estimant "trahi" par son ancien mentor. Le Palois a dénoncé des méthodes qu'il estime inadmissibles et qui l'empêchent d'exercer son métier. "Les choses se passent mal depuis notre séparation, au lendemain de l'Open d'Australie. Hier (mardi), il a même envoyé un huissier sur le court juste avant mon double pour me traduire devant les tribunaux. C'est un choc pour moi", a raconté le joueur français, très affecté. Chardy, qui accumule les mauvais résultats depuis plusieurs semaines, a expliqué que les contrats financiers qui le liaient à Fontang étaient renouvelables tous les quatre ans, à partir du moment où il rentrait dans les 100. "Concrètement, je lui 'dois' encore deux ans. Il essaie de tout faire pour toucher tout ce qu'il peut. Je pourrais racheter ce contrat mais les sommes sont telles que je ne pourrais plus retravailler avec un coach. Ou alors je devrais arrêter le tennis. Je vis cela comme une catastrophe, a-t-il regretté. Ça faisait 12 ans qu'on travaillait ensemble. Je le considérais comme mon deuxième père. Je me sens trahi. Il me demande de l'argent. Il essaie de tout prendre. J'avais signé mon premier contrat avec lui quand j'avais dix-huit ans. Je lui faisais une confiance aveugle, tout comme mes parents." "La Coupe Davis m'a permis de faire abstraction" Au cours de la conférence de presse, Chardy a détaillé la nature des documents qu'il avait signés, précisant que "les contrats étaient excessifs par rapport à ce qui se fait dans le milieu" et estimant que, trop jeune, il s'est laissé abuser. "Quand mes parents avaient voulu mettre le nez dans ces contrats, il avait menacé de stopper la collaboration. Comme je voulais fonctionner avec lui, ils n'avaient pas insisté", a précisé le Français. Le Palois était parvenu à mettre de côté ces gros soucis lors du premier tour de Coupe Davis en Autriche, où il avait apporté le point de la qualification à l'équipe de France. "Là-bas, j'étais dans une bulle. L'événement m'a permis de faire abstraction. J'étais ultra motivé. J'en avais parlé uniquement à Guy Forget et il m'avait bien aidé", a-t-il poursuivi. Eliminé dimanche au premier tour à Monte-Carlo par le Croate Ivan Ljubicic, Chardy travaille désormais avec Patrick Mouratoglou et envisage de reprendre les bases en passant par la case Challengers.