Chardy: "Un moment génial à vivre"

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Chardy: "Un moment génial à vivre"
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Grande première pour Jérémy Chardy qui joue ce vendredi son premier match à enjeu en Coupe Davis. Le Palois ouvre le premier tour face à l'Autrichien Jürgen Melzer, n°10 mondial, à Vienne. En manque de repères et de résultats depuis plusieurs semaines, le Français espère gêner son adversaire et apporter un point à l'équipe de France.

Grande première pour Jérémy Chardy qui joue ce vendredi son premier match à enjeu en Coupe Davis. Le Palois ouvre le premier tour face à l'Autrichien Jürgen Melzer, n°10 mondial, à Vienne. En manque de repères et de résultats depuis plusieurs semaines, le Français espère gêner son adversaire et apporter un point à l'équipe de France. Jérémy, vous allez disputer face à Jürgen Melzer votre premier simple à enjeu en Coupe Davis. Quelles sont vos impressions ? Cela me fait vraiment plaisir. C'est un match qui va compter et qui ne va pas être facile face à Jürgen. Je pense que j'ai ma carte à jouer. Je vais tout faire pour lui rendre le match le plus difficile possible et essayer d'aller chercher le premier point pour la France. Ressentez-vous une pression particulière ou, finalement, vous n'avez rien à perdre compte tenu de votre début de saison compliqué et vous y allez un peu la fleur au fusil... Non, on ne rentre jamais sur le court la fleur au fusil. Je vais rentrer dans le match pour vraiment jouer ma carte à fond et essayer de gagner. Je ne vais pas y aller à la rigolade. Je pense que quand tu rentres sur le court, il y a toujours de la pression. Ce sera la première fois pour moi en Coupe Davis dans un match à enjeu. J'ai envie de bien faire et j'espère que cela se passera bien. Parlez-nous de votre adversaire, Jürgen Melzer ? Jürgen Melzer est à son meilleur niveau actuellement. Les années précédentes, il était aux alentours de la 30e ou 40e place mondiale. Il joue très bien depuis l'an passé, mais il n'est pas forcément toujours solide. Donc, c'est à moi de le faire douter. Une première sélection dans un match à enjeu, ça compte. Dans quel état d'esprit allez-vous entrer sur le court ? Aurez-vous une pensée particulière pour quelqu'un ? C'est un moment génial à vivre. Quand on est petit, c'est un rêve de jouer en Coupe Davis. En France, on adore jouer cette compétition. Donc, il y a toujours une émotion particulière. C'est une belle récompense pour tous ceux qui m'ont encouragé et aidé à arriver jusqu'ici. Mais quand tu rentres sur le court, il ne faut pas trop penser à tout ça. Il faut se concentrer sur le match. Si tes pensées sont ailleurs, cela devient difficile. Il faut penser au match et le prendre comme si c'était un match que tu joues toutes les semaines. "En tennis, tout va très vite, dans un sens comme dans l'autre" Que craignez-vous au moment de rentrer sur le court ? La seule chose que je puisse craindre, c'est que je n'ai pas beaucoup de repères sur mon jeu depuis le début de l'année. Je n'ai pas gagné de match, j'ai connu des changements, des périodes où je ne pouvais pas m'entraîner comme je voulais. J'arrive sur terre battue et cela fait seulement trois jours que je m'entraîne dessus. Mais il faut faire abstraction de tout cela, y aller, donner cent pour cent, et on verra bien ce qui se passe. Pensez-vous avoir le grain de folie qui peut vous permettre de réussir un gros coup ? Le grain de folie, je pense toujours l'avoir dans mon jeu. Quand j'ai fait de gros matches et que j'ai battu de grands joueurs, c'était grâce à ça ! Si je ne l'ai pas, mon jeu devient beaucoup moins performant. Quand je vais entrer sur le court, il faudra que j'aie ce petit grain de folie pour bien jouer et gagner mon match ! Guy Forget sera sur la chaise pour vous guider. Vos camarades de l'équipe de France seront tous derrière vous aussi. C'est rassurant ? C'est très important pour moi, surtout dans cette période où je manque de confiance, d'avoir Guy sur la chaise. Cela va m'aider à rester concentrer sur des choses précises et à être plus lucide dans mon match. Le soutien de l'équipe va, j'espère, m'apporter le petit plus de confiance que je n'ai pas eu depuis le début de l'année. En Australie, vous sembliez au fond du trou. A peine deux mois plus tard, comment analysez-vous le chemin parcouru ? Il y a eu beaucoup de changements, beaucoup de choses se sont passées depuis le début de l'année. C'est vrai que je n'étais pas bien en Australie. Demain, je vais entrer sur le terrain pour disputer mon premier simple à enjeu en Coupe Davis ! En tennis, tout va très vite, dans un sens comme dans l'autre. Il faut en être conscient ! La chose la plus importante pour moi est que depuis pratiquement quatre semaines je m'entraîne vraiment très bien. Je suis reparti avec un bon état d'esprit et j'espère que ce travail va payer et va m'aider quand je vais rentrer sur le court.