Chardy, pari gagné !

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Chardy, pari gagné !
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Parachuté n°2 en simple après le forfait de Richard Gasquet, Jérémy Chardy a rempli sa mission en offrant le premier point à l'équipe de France contre l'Autriche au premier tour de Coupe Davis. Le Palois, qui n'avait pas gagné un seul set depuis le mois d'octobre, a dominé le n°1 autrichien Jürgen Melzer en trois manches (7-5, 6-4, 7-5). Gilles Simon, qui affronte Stefan Koubek, peut déjà faire le break.

Parachuté n°2 en simple après le forfait de Richard Gasquet, Jérémy Chardy a rempli sa mission en offrant le premier point à l'équipe de France contre l'Autriche au premier tour de Coupe Davis. Le Palois, qui n'avait pas gagné un seul set depuis le mois d'octobre, a dominé le n°1 autrichien Jürgen Melzer en trois manches (7-5, 6-4, 7-5). Gilles Simon, qui affronte Stefan Koubek, peut déjà faire le break. Idée de génie ou incroyable chance, le coup de poker tenté par Guy Forget a en tout cas fonctionné. Lancé en simple par son capitaine après le forfait de Richard Gasquet, Jérémy Chardy, qui n'a pas gagné le moindre set en 2011, s'est payé le luxe de dominer Jürgen Melzer, le n°1 autrichien et 10e joueur mondial, en ouverture du premier tour de Coupe Davis entre l'Autriche et la France. Dans un hangar de l'aéroport de Vienne, spécialement aménagé pour l'occasion, le Palois, 55e mondial, a joué crânement sa chance contre un adversaire très tendu face à la pression qui pesait sur ses épaules. Costaud sur sa mise en jeu, incisif dans l'échange, parfois même tête brûlée, Chardy a apporté un premier point inattendu à l'équipe de France. Sa mission était de fatiguer Melzer le plus possible. Il l'a battu et ça change tout. La défaite de Melzer, atout principal des Autrichiens au cours des trois jours (il joue les simples et le double), plombe en partie leurs ambitions. Même si une surprise n'est pas à exclure (Chardy en est l'exemple), le niveau des autres joueurs dont dispose Gilbert Schaller n'est a priori pas suffisant pour tenir la comparaison avec les Français, même privés de leurs meilleurs éléments (Jo-Wilfried Tsonga, Gaël Monfils et Richard Gasquet). Sur le papier et au regard des performances des dernières semaines, Chardy n'était pas favori non plus. Mais il a retrouvé au meilleur moment le grain de folie qui lui manquait dans son jeu pour faire un match-référence. Le genre de rencontre qui peut lui donner un sérieux coup d'accélérateur pour la suite de sa saison, qui n'avait pas vraiment débuté, il faut bien le dire. Melzer cède à la nervosité Sa troisième confrontation face à Melzer, Chardy l'a bien commencée en revanche. Avec sérieux et application, alors qu'en face, Melzer peinait à se régler. La surface concoctée pour ce premier tour, une terre battue relativement rapide pour reproduire les sensations de Roland-Garros, a plutôt handicapé l'Autrichien dans ses déplacements, souvent approximatifs. Avec seulement trois jours d'entraînement derrière lui, le Français s'en sortait bien mieux et agressait son adversaire à la première balle molle. Passé tout près de remporter le premier set à 5-4, Chardy ne manquait pas l'occasion trois jeux plus tard et refroidissait d'entrée le hangar de Vienne, déjà pas très accueillant (7-5). Malmené dans l'échange et sans doute surpris par la prestation du Français, Melzer s'agaçait de son manque de réussite et multipliait les gestes d'humeur. Une attitude qui trahissait bien sa nervosité, à l'heure de défendre les couleurs de son pays qui attend tellement de lui. Rien ne s'arrangeait ensuite pour l'Autrichien, rapidement breaké dans le deuxième set. En dépit d'une petite frayeur au moment de conclure la manche sur son service, Chardy profitait des trop nombreuses erreurs adverses (43 fautes directes au total) pour prendre le large (6-4). La partie était pourtant loin d'être gagnée, le Français ne pouvant pas occulter un éventuel sursaut d'orgueil de Melzer. Une réaction entrevue sur quelques points seulement. Pas suffisant pour inverser le cours de la rencontre, que Chardy bouclait à sa deuxième balle de match, sur une ultime faute directe (7-5). Contrat plus que rempli, et surtout pari gagné.