Chambéry, quel baptême !

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Chambéry, quel baptême !
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La première visite de Chambéry à l'Arena de Montpellier, dans le cadre des quarts de finale de la Coupe de France, a accouché ce mercredi d'un exploit majeur de la part des Savoyards, auteurs d'une victoire inédite dans l'Hérault (29-30, mi-temps: 17-12). Incapables de "tuer" un match qui leur tendait les bras, Karabatic et les siens, malgré 7 buts d'avance, ont chuté dans les ultimes minutes.

La première visite de Chambéry à l'Arena de Montpellier, dans le cadre des quarts de finale de la Coupe de France, a accouché ce mercredi d'un exploit majeur de la part des Savoyards, auteurs d'une victoire inédite dans l'Hérault (29-30, mi-temps: 17-12). Incapables de "tuer" un match qui leur tendait les bras, Karabatic et les siens, malgré 7 buts d'avance, ont chuté dans les ultimes minutes. Les deux cadors du handball hexagonal se retrouvaient pour la quatrième fois de la saison, mais pour la première fois de l'histoire à l'Arena de Montpellier ce mercredi, pour le compte des quarts de finale de la Coupe de France. Les deux équipes devaient composer avec quelques absents de marque pour cette affiche. Michaël Guigou, William Accambray et Wissem Hmam, blessé de longue date, manquaient ainsi à l'appel du côté du MAHB, tandis que Chambéry était privé de Benjamin Gille, Bertrand Roiné ainsi que de son entraîneur, Philippe Gardent, suspendu pour la première fois de sa carrière d'entraîneur et à ce titre relégué en tribunes. C'était d'ailleurs, à coup sûr, la soirée des premières pour les Chambériens. Au terme d'une rencontre complètement folle, où ils furent menés de sept buts, les visiteurs sont parvenus à arracher une victoire historique (30-29) sur leur grand rival. Jamais le CSH ne s'était imposé en sol montpelliérain. Un dénouement qui pouvait ravir Mario Cavalli, habituel entraîneur adjoint, propulsé aux commandes de Chambéry pour l'occasion. "C'est la récompense du travail de tout un groupe. On y a cru. Bravo aux mecs qui n'ont rien lâchés jusqu'au bout" déclare-t-il aux micros de Sport+ au terme de la rencontre. Detrez donne l'avantage à une minute de la fin Une issue difficilement imaginable tant les locaux ont semblé maîtriser les débats et leur sujet. Après avoir observés une minute de silence en hommage aux victimes japonaises, les acteurs démarrent la rencontre tambour battant. Et Xavier Barachet est le premier à en subir les conséquences. Victime d'une béquille sur un contact à priori anodin, l'arrière droit de la sélection française doit laisser ses partenaires... Le tableau d'affichage indique alors six minutes de jeu. Handicapé par l'absence du cadet de la famille Gille, les Savoyards présentent aussi une inhabituelle défense en 0-6, mais ne s'en laisse pas compter pour autant. Les Montpelliérains font la course en tête, mais ne parviennent à décrocher de vaillants adversaires. Privés de rotations, les visiteurs finissent par craquer dans les dernières minutes de la première période, encaissant un 5-0, pour rejoindre les vestiaires distancés (17-12). "On porte trop le ballon. Il y a trop de différences dans l'attitude entre les deux équipes. Ils sont là pour nous tuer, pour nous marcher dessus. Pas nous ! Il faut y croire car ce match peut-être un tournant dans la saison", résumait Dumoulin, le portier visiteur à la pause. La seconde partie ressemble pourtant longtemps à la première. Montpellier maîtrisant le jeu et creusant même l'écart jusqu'à compter sept buts d'avance. Avant une remontée aussi spectaculaire qu'inattendue de la part de Chambéry qui, pour la première fois du match, prend l'avantage, sur un tir de Detrez, auteur d'un 6 sur 6, à une minute du terme (29-30). L'Arena assiste incrédule à la chute de ses protégés, triples tenants de cette Coupe de France. La messe est dite et le tournant pourrait être historique pour l'éternel deuxième, qui se déplacera chez le Petit Poucet mulhousien pour le compte des demi-finales.