Chambéry, ça continue

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Chambéry, ça continue
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Après l'AS Monaco au tour précédent, Chambéry, pensionnaire de CFA2, s'est offert à son tableau de chasse de la Coupe de France un autre club de l'élite, le Stade Brestois. Samedi, les Savoyards ont éliminé logiquement les Bretons à l'issue de la séance de tirs au but (1-1, 4 t.a.b. à 3). Un peu plus tard, Nancy et Lorient ont dû batailler en prolongation pour écarter Nîmes (1-2) et Fontenay-le-Comte (0-1).

Après l'AS Monaco au tour précédent, Chambéry, pensionnaire de CFA2, s'est offert à son tableau de chasse de la Coupe de France un autre club de l'élite, le Stade Brestois. Samedi, les Savoyards ont éliminé logiquement les Bretons à l'issue de la séance de tirs au but (1-1, 4 t.a.b. à 3). Un peu plus tard, Nancy et Lorient ont dû batailler en prolongation pour écarter Nîmes (1-2) et Fontenay-le-Comte (0-1). On ne peut plus parler d'exploit. Chambéry s'est samedi logiquement qualifié pour les huitièmes de finale de la Coupe de France dans des conditions similaires à celles du tour précédent face à l'AS Monaco. A l'image de leur performance devant les joueurs du Rocher, qui précipitera le limogeage de Guy Lacombe, les Savoyards ont réussi à l'emporter après la séance de tirs au but, alors que les deux équipes étaient à égalité, 1-1, à l'issue de la prolongation. Et comme il y a deux semaines devant les Monégasques, la formation entraînée par David Guion a fait lever le public du Stade municipal grâce à la tentative réussie par Rémi Sahinovic, le cinquième et dernier tireur de Chambéry. Le Valentinois profitait de la maladresse des Brestois dans cet exercice, Touré et Daf ayant échoué devant Bemenou avant que Yahia-Bey ne redonne espoir aux Finistériens en loupant lui aussi son tir au but, ce qui permettait à Brest de recoller à 3-3 grâce à Grougi. La pression qui s'abattait alors sur les épaules de Sahinovic n'y changea rien. Ces Chambériens semblent en plus armés d'un solide mental d'autant qu'ils ont été menés en prolongation par Grougi (107e), avant que Faye n'égalise (117e). Ils s'aiment... "C'est fantastique. Je ne trouve pas les mots. Cela a été compliqué, surtout que cette fois, on a été mené. Les tirs au but nous ont encore souri, l'épopée continue. Une fois qu'on prend le but dans la prolongation, on se dit que ça va être très compliqué, mais qu'on ne va rien lâcher", réagissait Tissot-Rosset devant les caméras d'Eurosport. Quant à Yahia-Bey, il tient l'explication de ce nouveau fait d'armes: "En plus d'être un fin tacticien, le coach arrive à nous enlever tout complexe d'infériorité, à nous faire comprendre qu'il préfère nous avoir nous que l'équipe adverse." Un entraîneur qui aime ses joueurs et ces derniers qui font tout pour lui rendre la pareille, tout le monde ne peut pas en dire autant dans le monde professionnel.