Chambéry, c'est fini

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Chambéry, c'est fini
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Tombeur de Monaco, Brest et Sochaux, Chambéry a vu sa folle épopée s'interrompre en quart de finale de la Coupe de France, mercredi, au Stade des Alpes. Epouvantails des clubs de L1, les pensionnaires de CFA2 ont subi la loi d'une formation de L2, le SCO Angers. Vainqueurs 0-3 grâce à Saivet, Renouard et Gomez, les Angevins n'avaient plus atteint le dernier carré de la doyenne des compétitions françaises depuis 1969.

Tombeur de Monaco, Brest et Sochaux, Chambéry a vu sa folle épopée s'interrompre en quart de finale de la Coupe de France, mercredi, au Stade des Alpes. Epouvantails des clubs de L1, les pensionnaires de CFA2 ont subi la loi d'une formation de L2, le SCO Angers. Vainqueurs 0-3 grâce à Saivet, Renouard et Gomez, les Angevins n'avaient plus atteint le dernier carré de la doyenne des compétitions françaises depuis 1969. Le SO Chambéry ne deviendra pas le premier club de CFA2 à rallier les demi-finales de la Coupe de France. Pas cette année en tout cas. Bourreaux successivement de Monaco, Brest et Sochaux aux tours précédents, les Savoyards sont tombés sur plus forts qu'eux, mercredi, en quart de finale. La logique de la hiérarchie a enfin été respectée, imposée par Angers, une formation de L2 qui contrairement à ses homologues de l'élite a eu la bonne idée de prendre au sérieux cette équipe d'amateurs aux dents longues. Les Chambériens resteront dans l'histoire de la Vieille Dame comme les premiers pensionnaires de CFA ou CFA2 à avoir écarté trois clubs de L1 coup sur coup. Les dignes héritiers de Calaisiens qui en 2000 avaient atteint la finale de la compétition. Malgré la sévérité du score ce mercredi (0-3), l'on retiendra également la combativité des joueurs de David Guion. Car le SOC a vendu chèrement sa peau sur une pelouse du Stade des Alpes qu'il découvrait pour l'occasion. Probablement en mal de repères au coup d'envoi, les Hernandez et consorts ont d'abord subi, cantonnés dans leur camp par de solides Angevins. La première occasion de but est néanmoins à leur crédit. A la réception d'un centre rentrant de Yahia-Bey, Chmielinski parvient à placer une reprise en extension de l'extérieur, contraignant Malicki à la parade (23e). Angers réagit dans la foulée, trouvant la faille par Charbonnier mais le but est alors refusé pour un hors-jeu inexistant (29e). Qu'importe, le SCO insiste, toujours par Charbonnier, lequel voit sa reprise acrobatique dans la surface repoussée du pied par Bemenou (34e). A un point tel que les pros se découvrent, prêtant le flanc à deux opportunités chambériennes ponctuées vainement par Perez (40e) et Tissot-Rosset (44e). Et Saivet a frappé... Alors que la pause s'annonce, c'est donc peu de dire que Chambéry tient le choc. Et pourtant Angers parvient à faire la différence avant le repos. A l'affût d'un ballon mal négocié par la défense savoyarde, Saivet, côté droit, décoche une frappe croisée qui ne laisse aucune chance à Bemenou (0-1, 45e). Le mal est fait pour le SOC. Déjà revenus du diable vauvert contre Brest ou Sochaux, les Chambériens, cette fois, accusent le coup. Au retour des vestiaires, les troupes de David Guion demeurent impuissantes, et les joueurs de Jean-Louis Garcia ont tôt fait d'enfoncer le clou. Opportuniste à la retombée d'un coup franc dévié de Charbonnier, Renouard trompe à son tour la vigilance de l'arrière-garde savoyarde (0-2, 63e). Le troisième but signé Gomez, d'une frappe limpide et excentrée sur un bon décalage de Renouard (0-3, 84e), est presque anecdotique. Chambéry a compris depuis de longues minutes déjà que son rêve s'achève ici, sur cette pelouse grenobloise. Pour le SCO, bourreau de Valenciennes et Bordeaux notamment, l'épopée est toujours aussi belle. Pour la première fois depuis 1969, Angers est du dernier carré de la Coupe de France. Encore un palier à franchir et les Angevins égaleront leur meilleure performance dans la compétition: une finale perdue en 1957 au profit de Toulouse.