Chambéry a fait vaciller Kiel

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Chambéry a fait vaciller Kiel
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Chambéry n'est pas passé loin d'un nouvel exploit. Déjà tombeurs de Barcelone au Phare, en début de saison, les Savoyards étaient à quelques minutes de faire tomber Kiel (26-28), champion d'Europe en titre, lors de la 8e journée de la Ligue des champions. D'autant plus rageant que le leader du championnat de France aurait eu besoin d'une performance de ce genre pour décrocher sa place en huitièmes.

Chambéry n'est pas passé loin d'un nouvel exploit. Déjà tombeurs de Barcelone au Phare, en début de saison, les Savoyards étaient à quelques minutes de faire tomber Kiel (26-28), champion d'Europe en titre, lors de la 8e journée de la Ligue des champions. D'autant plus rageant que le leader du championnat de France aurait eu besoin d'une performance de ce genre pour décrocher sa place en huitièmes. Pendant 55 minutes, le public du Phare a cru que ses favoris allaient pouvoir épingler le champion d'Europe. Invaincu dans sa salle depuis le début de la saison, et vainqueur ici-même de Barcelone en octobre dernier, Chambéry a sérieusement bousculé un autre géant du Vieux continent, le THW Kiel, finaliste des quatre dernières éditions de la Ligue des champions. La courte défaite finale (26-28) n'en est que plus cruelle pour le leader du championnat de France, désormais 5e de son groupe A et mal embarqué en vue des huitièmes de finale. Depuis les deux dernières défaites des hommes de Philippe Gardent à Celje (27-35) et Kielce (25-31), qui leur avaient fait perdre l'avantage particulier sur les Slovènes et les Polonais, la donne était devenue claire. Pour espérer s'extirper du groupe de la mort, Chambéry allait devoir "taper" un très gros de la poule, Kiel, Barcelone ou Rhein-Neckar, en espérant que Celje (vainqueur de Kielce samedi) n'en fasse pas de même. Humiliés à l'aller (23-35), les Savoyards abordaient le premier acte de leur triptyque d'enfer avec l'envie de "renverser des montagnes", selon les mots de Cyril Dumoulin. Roiné: "Des petits détails" Pendant la première période, c'est bien le gardien chambérien qui aura fait office de montagne. Déjà énorme face à Barcelone (26 arrêts à 50%), Dumoulin l'était tout autant en première période contre Kiel, inspirant avec lui ses coéquipiers. L'attaque allemande en échec, Xavier Barachet, sur la lancée de son excellent Mondial, et Edin Basic permettaient au leader de D1 de prendre les devants, et même un bon avantage après une contre-attaque achevée par Paty (11-6, 20e). Une avance inattendue, que les Savoyards sauront conserver jusqu'à la pause (16-12, 20e). "La défense de Chambéry nous a beaucoup gênés en première période. Après la pause, on a été meilleurs dans les passes, on a mieux défendu, et ça a permis à Thierry de faire des arrêts", expliquera après coup "l'Allemand" Jérôme Fernandez, bien placé pour savoir que quand Omeyer va, tout va. Moins inspirés, les Chambériens butaient sur un gardien retrouvé et voyaient leur belle avance fondre rapidement (17-16, 34e). Heureusement, Barachet sorti deux fois pour deux minutes, Basic maintenait "Chambé" à flots, avant le début du show Filip Jicha. Dans le sillage du Tchèque, meilleur joueur du monde selon l'IHF, Kiel passait devant à cinq minutes de la fin (24-25, 55e), pour ne plus lâcher la tête par la suite. "Des petits détails, des pertes de balles, des poteaux qui reviennent, et des arrêts de Thierry Omeyer", voilà comment Bertrand Roiné, l'autre champion du monde chambérien, blessé depuis le Mondial, expliquera la défaite des siens devant les caméras de Sport+. Dommage, l'exploit, même un match nul, était si proche.