Chalon, c'est costaud

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Chalon, c'est costaud
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Si les trois premiers quarts de finale avaient été serrés, Chalon-sur-Saone n'a pas fait de détail face à l'Asvel (98-74), mercredi soir, pour son entrée en lice dans les play-offs. Sur la lancée de leur succès en Coupe de France, les hommes de Gregor Beugnot ont fait preuve d'une adresse redoutable pour prendre une option sur le dernier carré. Dans l'autre rencontre, Nancy l'a emporté contre Hyères-Toulon (68-64).

Si les trois premiers quarts de finale avaient été serrés, Chalon-sur-Saone n'a pas fait de détail face à l'Asvel (98-74), mercredi soir, pour son entrée en lice dans les play-offs. Sur la lancée de leur succès en Coupe de France, les hommes de Gregor Beugnot ont fait preuve d'une adresse redoutable pour prendre une option sur le dernier carré. Dans l'autre rencontre, Nancy l'a emporté contre Hyères-Toulon (68-64). Euphoriques ! Trois jours seulement après avoir soulevé la Coupe de France à Bercy aux dépens de Limoges, l'Elan chalonnais n'est pas descendu de son nuage. L'Asvel, adversaire des hommes de Gregor Beugnot en quarts de finale aller des play-offs de Pro A, et qui restait pourtant sur une bonne dynamique, peut en témoigner. Dans un Colisée surchauffé, et malgré le soutien de Tony Parker, les Rhodaniens se sont lourdement inclinés (98-74) mercredi soir, contre Blake Schilb et sa bande. Dans le sillage de son arrière américain, MVP de la finale de la Coupe de France, et surtout prolongé de deux ans aujourd'hui, Chalon était pratiquement injouable. Outre le score, c'est l'impression générale laissée par le 3e de la saison régulière qui a marqué les esprits. Avec un collectif presque parfait (27 passes décisives pour 6 malheureuses pertes de balles), et des artilleurs au rendez-vous (11/26 à trois points), les Chalonnais ont littéralement marché sur l'Asvel, qui n'a pratiquement jamais existé durant la partie. "On gagne le premier match, on est sur notre lancée. Tout le monde a bien shooté, on a eu beaucoup de réussite. On est chez nous, on connait bien les arceaux", rigole Steed Tchicamboud, interrogé sur Sport + Pour annoncer la couleur, Marquez Haynes envoie d'ailleurs rapidement Blake Schilb dans les airs pour le premier des nombreux alley-oops de la soirée (8-2 , 2e). Avec son jeu athlétique et spectaculaire, l'Elan déferle par vagues dans la défense villeurbanaise. 23-13 (8e), puis 30-17 (10e), les hommes de Gregor Beugnot, dominateurs dans tous les secteurs du jeu, prennent très vite le large. La furia chalonnaise est contagieuse, et Joffrey Lauvergne (19 ans, 13 points à 100% de réussite) et Nicolas Lang (21 ans, 16 points) se mettent à enquiller derrière l'arc (46-28, 15e). 46 points en un quart d'heure de jeu (19/28 aux tirs, dont 5/8 à trois points), la note est salée pour l'Asvel qui ne peut réagir que par ses intérieurs, Pops Mensah-Bonsu (21 points, dont 17 en première période) et Davon Jefferson (24 points). Tout n'est pas joué à la pause (54-42), mais Steed Tchicamboud (16 points, 4 passes décisives) permet à Chalon de gérer son avance, et même un peu plus (72-53, 25e). La fin de match est pratiquement un calvaire pour l'Asvel, qui n'évite pas une quatrième défaite en quatre rencontres cette saison contre l'Elan, Pro A et semaine des As confondus. La plus lourde (98-64), et de loin. Mais qu'importe le score, c'est au nombre de victoires que se jouent ces play-offs. En s'imposant dans trois jours à l'Astroballe, les Villeurbannais remettraient immédiatement les compteurs à égalité. "Ça va être chaud", promet Tchicamboud.