Chabal, un cou de moins bien

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Chabal, un cou de moins bien
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Plus que jamais tête d'affiche du Racing-Métro 92 en l'absence de ses mondialistes, Sébastien Chabal - grand absent du groupe France en Nouvelle-Zélande - a été contraint de renoncer à la réception de Perpignan samedi dans le cadre de la deuxième journée de Top 14, en raison de douleurs au cou. Une absence de plus à gérer pour Pierre Berbizier, le manager francilien, en ce début de saison.

Plus que jamais tête d'affiche du Racing-Métro 92 en l'absence de ses mondialistes, Sébastien Chabal - grand absent du groupe France en Nouvelle-Zélande - a été contraint de renoncer à la réception de Perpignan samedi dans le cadre de la deuxième journée de Top 14, en raison de douleurs au cou. Une absence de plus à gérer pour Pierre Berbizier, le manager francilien, en ce début de saison. Le retour de bâton est sévère. Sébastien Chabal, qui voulait profiter de la rentrée pour tirer un trait définitif sur un printemps pourri (défaite du XV de France en Italie, non-sélection pour la Coupe du monde, suspension pour ses critiques envers l'arbitrage, défaite du Racing en demi-finale du Top 14...), retombe dans les galères. Si son équipe s'en est plutôt bien sortie face à Montpellier vendredi dernier (30-22) - pour une revanche de la dernière demi-finale du Top 14 ayant opposé les deux clubs en mai - le célèbre barbu du rugby français, déjà opéré de la main droite cet été, s'est blessé au cou en première période. Au point d'abandonner ses coéquipiers à la pause. Une blessure qui le contraint désormais à faire l'impasse sur la réception de Perpignan, ce week-end. Une simple mesure de précaution de la part de Pierre Berbizier qui, visiblement pas plus inquiet que ça par le passif de son équipe face à l'Usap (*), s'est également permis de laisser au repos son demi de mêlée, Nicolas Durand, lequel ne rencontrera donc pas son ancienne équipe. Au crédit du manager francilien, le Racing, malgré les absences de ses mondialistes (Nallet, Estebanez, Lo Cicero, Bergamasco, Galindo, Steyn, VuliVuli) et les indisponibilités de Saubade, Hernandez et Tuugahala, présentera une équipe compétitive et un groupe homogène contre Perpignan. Quels que soient les hommes, la recette du Racing reste en effet immuable: derrière un pack d'une solidité à toute épreuve, un buteur redoutable (Wisniewski en l'occurrence, contre l'Usap), des trois-quarts puissants et véloces (Bobo, Fall, Vakatawa...). Une organisation rôdée et un groupe quasiment inchangé (deux départs, ceux de Masi et Fillol, pour la seule arrivée d'Estebanez) qui doivent permettre à l'autre club de la capitale, aidé par un calendrier favorable (quatre matches à domicile contre Montpellier, Perpignan, Clermont et Lyon, pour un seul déplacement à... Toulouse lors des cinq premières journées), de prendre son envol rapidement en ce début de championnat tronqué par la Coupe du monde. Loin de la Nouvelle-Zélande, Chabal avait le même objectif personnel, histoire de ravaler définitivement sa déception de ne pas avoir été retenu pour l'aventure. Ce premier grain de sable vient enrayer sa remise en action. Mais que les supporters de l'icône du rugby français se rassurent: Chabal sera bientôt de retour sur les terrains, et les écrans. (*) Perpignan est la seule équipe du Top 14 invaincue face au Racing, depuis la remontée du club francilien parmi l'élite en 2009. Les Racingmen ont enregistré deux revers à Aimé-Giral (16-23 l'an dernier et 12-31 lors de la saison 2009-2010), et un troisième à Colombes (14-18 en 2009-2010), pour un seul match nul arraché la saison dernière à Yves-du-Manoir (18-18).