Cette fois, merci Garnett !

  • A
  • A
Cette fois, merci Garnett !
Partagez sur :

Après Ray Allen, héros du match 1, Kevin Garnett ! A l'instar de son coéquipier, auteur du tir primé décisif, dimanche, l'intérieur des Celtics a en effet enchaîné panier victorieux et interception dans les ultimes secondes de la deuxième manche face aux Knicks, permettant ainsi à Boston de s'imposer 96-93 et de mener désormais 2-0. Et ce, en dépit des 42 points de Carmelo Anthony...

Après Ray Allen, héros du match 1, Kevin Garnett ! A l'instar de son coéquipier, auteur du tir primé décisif, dimanche, l'intérieur des Celtics a en effet enchaîné panier victorieux et interception dans les ultimes secondes de la deuxième manche face aux Knicks, permettant ainsi à Boston de s'imposer 96-93 et de mener désormais 2-0. Et ce, en dépit des 42 points de Carmelo Anthony... La frustration pourrait bien finir par l'emporter... Dos au mur à l'heure de retrouver, à partir de vendredi, le Madison Square Garden pour les matches 3 et 4, les Knicks risquent en effet de ruminer les occasions perdues. Après avoir vu la première manche leur échapper sur une faute offensive de Carmelo Anthony et un tir primé de Ray Allen, le même Anthony manquant ensuite le panier de la victoire, les New Yorkais ont cette fois été terrassés par un hook-shoot et une interception décisive de Kevin Garnett en moins de dix secondes. Les dernières... Et la déception peut être d'autant plus vive pour les Knicks qu'ils devaient composer, ce mardi, sans Chauncey Billups, touché au genou et incertain pour le match 3, et avec un Amare Stoudemire gêné par des douleurs au dos et obligé de se faire porter pâle après la pause. "C'est forcément frustrant, devait bien reconnaître Mike D'Antoni, le coach new yorkais, je suis vraiment triste pour les gars et je pense même n'avoir jamais été aussi fier d'une équipe que ce soir. Rien ne va dans le bon sens, mais ils n'ont jamais baissé les bras. Ils se sont vraiment fait mal et y ont cru jusqu'au bout." Anthony, héros malheureux Carmelo Anthony sans doute plus que quiconque. Peu à son avantage lors du premier match disputé dimanche, un 1 sur 11 aux tirs après la pause s'ajoutant aux loupés dans les ultimes secondes, Melo a en effet signé un véritable récital à l'occasion du match 2. Avec 42 points à 14 sur 30 aux tirs, 17 rebonds et 6 passes à son compteur, l'ancien Nugget a même livré le meilleur match de sa carrière en playoffs, égalant d'ailleurs son record de points et améliorant celui aux rebonds. KG venant tout juste de remettre les Celtics en tête avec 14 secondes à jouer d'un petit panier près du cercle, la star new-yorkaise ne pouvait évidemment qu'hériter du ballon de la gagne. C'était tellement évident que les troupes de Doc Rivers optaient pour une prise à deux, Ray Allen et Paul Pierce coinçant Melo devant le banc des C's. Une passe mal assurée et, surtout, une hésitation de Jared Jeffries plus tard et Garnett, 12 points et 10 rebonds au compteur, pouvait ajouter une interception décisive à son panier victorieux et Delonte West n'avait plus qu'à enfoncer le clou sur la ligne des lancers. "Les Celtics n'ont rien fait de spécial, mais ils mènent 2-0 et prennent confiance, pouvait pester le héros malheureux ils n'ont fait que gagner leurs deux matches à domicile, à nous d'essayer de faire pareil." Pour ce faire, les New Yorkais devront espérer les retours de Billups et de Stoudemire. Car si en leur absence, Melo a brillé, le reste de l'effectif n'a pas suivi. Alors que Ronny Turiaf devait se contenter de 6 points et 3 rebonds en 22 minutes, seul Toney Douglas a finalement apporté une contribution significative avec 14 points et 7 passes. Et encore son 5 sur 16 aux tirs ne plaide pas en sa faveur. Mais pour ce qui est de la maladresse, la palme du jour revient à Bill Walker, auteur d'un terrible fanny avec 11 tirs tentés et manqués ! Terrible et rédhibitoire. Car en face, le Big Four a avancé groupé. KG a certes réussi à lui voler la vedette grâce à son final, mais le premier artisan du succès des champions 2008 reste d'ailleurs Rajon Rondo, auteur, lui aussi, d'un nouveau record en playoffs avec ses 30 points à 13 sur 23. Pierce et Allen suivant 20 et 18 points, le danger venait de partout et c'est bien l'équation que doit tenter de résoudre les Knicks d'ici vendredi. Car dominer le rebond 53-37 ne suffit donc pas face à des Celtics affichant 47% de réussite collective...