Cette fois, ils visent l'or

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Cette fois, ils visent l'or
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NATATION - A Budapest, le relais 4x100m masculin vise le titre de champion d'Europe.

NATATION - A Budapest, le relais 4x100m masculin vise le titre de champion d'Europe. Eindhoven, avril 2008. La France se découvre une génération de sprinteurs exceptionnels. Lors des championnats d'Europe, Amaury Leveaux et surtout Alain Bernard se révèlent véritablement au niveau international. Le nageur d'Antibes explose les records du monde du 50 et du 100 mètres, et l'équipe de France se prend à rêver d'une médaille d'or olympique sur le relais 4x100, avec Leveaux, Bernard, Gilot et Bousquet. Mais en finale, à Pékin, Bernard s'effondre dans la dernière ligne droite, et Lezak et les Américains empochent le titre pour huit centièmes. "Triste, abattu" après cette terrible désillusion, Bernard se rattrapera en individuel. Rome 2009. Les nageurs ont pris de la maturité. Si Cielo a pris le pouvoir sur le 50 et le 100 m, le Brésilien est trop seul pour rivaliser sur le relais. Mallet a remplacé Leveaux, la tête ailleurs au Foro Italico. Les Français ne peuvent pas perdre, mais ils se font encore devancer par les Américains et même par les Russes. "Une claque", selon Bousquet, qui admet toutefois que "le souvenir de Pékin est encore plus douloureux". Budapest 2010, acte 3. La finale du relais 4x100 s'impose comme l'évènement de la première journée de lundi. Les Bleus auront-ils su tirer les leçons du passé ? L'ordre de départ inconnu Christian Donzé en en est convaincu. "A Rome, on avait le potentiel individuel pour gagner, reconnaît le DTN. Or, on s'aperçoit aussi que le potentiel individuel n'est pas suffisant. A l'époque, j'avais attribué cette troisième place à notre manque de culture du relais. Depuis une année, on a travaillé sur ça. Donner l'envie de faire partie d'un collectif de relais, avant tout. Et ensuite les individualités doivent s'exprimer." Le talent individuel des sprinteurs français est indéniable. Mais celui-ci n'est jamais parvenu à s'exprimer à travers le prisme du collectif, en partie à cause d'une certaine rivalité entre les nageurs, qui se chamaillaient pour connaitre l'ordre de départ... Ces petites tensions internes sont-elles toujours d'actualité ? Les intéressés jurent que non. Pour travailler un "comportement collectif", Lionel Horter, le directeur des équipes de France, a volontairement élargi le groupe à sept éléments (Agnel, Bernard, Bousquet, Gilot, Leveaux, Meynard et Steimetz) et ne décidera que le plus tard possible de la composition des relais, celui du matin en séries et celui du soir en finale. Et Horter a l'embarras de choix. Les sept candidats figurent dans les 25 premières places au bilan mondial, et personne en Europe n'a nagé plus vite que Bernard, Gilot, Meynard et Agnel sur la distance cette année. Alors...