Ces Reds-là ont quelque chose

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Ces Reds-là ont quelque chose
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Douzième de Premier League début janvier, Liverpool a consolidé sa sixième place en humiliant Manchester City (3-0), lundi soir, en match décalé de la 32e journées. Trop vite privés de Carlos Tevez, les Citizens ont coulé face aux Reds, emmenés par l'intenable duo Suarez-Carroll. Avec ces deux-là, le club de la Mersey peut espérer des lendemains heureux.

Douzième de Premier League début janvier, Liverpool a consolidé sa sixième place en humiliant Manchester City (3-0), lundi soir, en match décalé de la 32e journées. Trop vite privés de Carlos Tevez, les Citizens ont coulé face aux Reds, emmenés par l'intenable duo Suarez-Carroll. Avec ces deux-là, le club de la Mersey peut espérer des lendemains heureux. Et si, avec le recul, Liverpool était le grand gagnant du dernier mercato hivernal ? Avouez que, au soir du 31 janvier, il était tentant de se demander à quoi avait joué le club de la Mersey, en cédant Torres à Chelsea contre 58 millions d'euros, tout en sortant le portefeuille pour recruter Luis Suarez (25 millions d'euros) et Andy Carroll (40 millions d'euros). Mais peut-être qu'à ce moment-là les dirigeants des Reds sont parvenus à redonner un avenir heureux à un géant de Premier League moribond. On attendra encore pour l'affirmer. Mais ce Liverpool version 2011, ou plutôt version Kenny Dalglish, n'est pas avare en promesses. La preuve d'abord avec le bond au classement effectué par le club 18 fois champion d'Angleterre: de la 12e place début janvier jusqu'à la 6e, qui laisse encore l'espoir d'une qualification européenne. La preuve, aussi, avec les victoires obtenues à Chelsea (0-1), contre Manchester United (3-1) et ce lundi contre Manchester City (3-0 !) en l'espace de deux mois. Sans doute le Liverpool époque Torres était-il arrivé en fin de cycle. Bien que privés de Gerrard, autre (très) glorieux ancien, out jusqu'à la fin de la saison, les Reds sont apparus ressuscités face aux Citizens, emmenés par leur explosif duo d'attaque. Dès son arrivée en provenance de l'Ajax, Suarez l'élégant dribbleur n'avait pas tardé à gagner le coeur des supporters liverpuldiens. Débarqué blessé de Newcastle, Carroll aura lui dû attendre jusqu'à ce 11 avril pour ouvrir son compteur-buts et faire exploser le Kop une première fois. Dans un style totalement différent. Le missile de Carroll Le grand international anglais (1,91m) dispose d'atouts formidables: sa force et sa puissance. Surtout, il ne se pose pas de question. Et certainement pas lorsqu'un mauvais dégagement de la défense de City se présente à lui. A 25 mètres, d'un missile du gauche fusant au ras de la pelouse, l'ancien Magpie a surpris Joe Hart et mis Liverpool sur la voie royale (1-0, 13e). Car Anfield, décidément, est un stade à part. Silencieuse lors de la commémoration du 22e anniversaire du drame d'Hillsborough, l'enceinte des Reds s'est rapidement mise à rugir, à peine le coup d'envoi donné. Et à peine la domination de ses favoris manifestée. Avant l'ouverture du score de Carroll, Suarez avait allumé la première mèche, sur une ouverture de son compère d'attaque, trouvant le poteau d'un tir croisé dévié par Hart (7e). Puis Anfield s'est complètement embrasé en l'espace de deux minutes. Le temps pour Dirk Kuyt de doubler la mise au terme d'une incroyable poussée de son équipe (2-0, 33e), et pour Carroll de s'offrir un doublé, en coupant de la tête un long centre de Raul Meireles (3-0, 35e). Du grand spectacle, même si la seconde période, malgré quelques coups de boutoir de Suarez ou Meireles et de grosses séquences devant le but de Hart, ne sera pas du même acabit. Tout n'est pas résolu, évidemment, pour une équipe qui s'inclinait il y a encore une semaine sur la pelouse de West Brom (2-1). Mais en face, rappelons-le, il y avait un candidat sinon au titre, mais au moins à la Ligue des champions. Dès la sortie de l'indispensable Tevez sur blessure, remplacé par le désespérant Balotelli (qui sortira avant la fin du match !), Man City s'est liquéfié. Incapable de réagir, hormis quelques éclairs de Dzeko (28e), Kolarov (33e) ou Touré (83e), les hommes de Roberto Mancini ont affiché un visage indigne. A l'opposée totale de celui des Reds.