Ce n'est pas l'Amérique

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Ce n'est pas l'Amérique
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Quasiment un mois après s'être qualifiés au forceps pour la phase finale de l'Euro 2012 contre la Bosnie (1-1, lors de la 10e et dernière journée du groupe D des éliminatoires), le sas de décompression est brutal pour les Bleus. L'équipe de France reçoit vendredi les Etats-Unis dans un contexte détendu, à tel point qu'il semble difficile d'imaginer que des enseignements pourront être tirés. Pourtant, il faudra bien.

Quasiment un mois après s'être qualifiés au forceps pour la phase finale de l'Euro 2012 contre la Bosnie (1-1, lors de la 10e et dernière journée du groupe D des éliminatoires), le sas de décompression est brutal pour les Bleus. L'équipe de France reçoit vendredi les Etats-Unis dans un contexte détendu, à tel point qu'il semble difficile d'imaginer que des enseignements pourront être tirés. Pourtant, il faudra bien. C'est le début d'une nouvelle histoire. Le scénario n'est pas encore bien emballant, loin de là, mais l'équipe de France va disputer son premier match depuis sa qualification pour l'Euro 2012. Même si Laurent Blanc devrait aligner une équipe très mixte, les Bleus se lanceront bel et bien, au Stade de France, dans l'ultime ligne droite avant le grand rendez-vous en Ukraine et en Pologne. En attendant le duel de voisins face à la Belgique mardi, où l'équipe alignée devrait avoir un peu plus d'atours, les Tricolores vont prendre part à une affiche plutôt originale et sympathique contre les Etats-Unis. Jusqu'ici, les deux formations ne se sont affrontées qu'à deux reprises. C'était en 1979 et c'était à moins de six mois d'intervalle. Les Français s'étaient très largement imposés lors des deux matches (voir encart), à une époque où le soccer n'en était qu'à ses balbutiements outre-Atlantique. Jürgen Klinsmann, le nouveau sélectionneur des Yankees, sait pertinemment que le pays n'en est plus tout à fait au même point désormais, lui qui prend plaisir dans sa nouvelle tâche: "Je commence à connaître beaucoup d'entre eux, c'est une fierté de pouvoir assister au développement de ce groupe, indiquait-il jeudi en conférence de presse. C'est un réel plaisir de travailler avec eux." Bocanegra: "C'est un gros challenge" Eux, ce sont bien sûr les joueurs, qui seront privés pour l'occasion de leur leader Landon Donovan, qui a préféré rester au pays pour se préserver en vue de la finale de MLS avec le Los Angeles Galaxy. Carlos Bocanegra n'en a cure et voit dans ce match une opportunité de mesurer à nouveau les progrès accomplis par sa sélection: "C'est un gros challenge pour nous. On est déjà meilleurs qu'il y a dix ans, on a beaucoup progressé avec un nouveau sélectionneur, qui a connu beaucoup de choses dans sa carrière, en remportant notamment une Coupe du monde. On a aussi de plus en plus de joueurs qui évoluent en Europe, comme moi, et ça aide la sélection." Mais pour les Bleus, il ne reste plus que trois matches d'ici la fin du mois de mai, quand débutera la préparation très rapprochée de l'Euro. Et mardi soir, il n'en restera plus qu'un, celui en Allemagne fin février. Malgré le manque d'enjeu et le contexte très - trop ? - amical de cette opposition, Laurent Blanc doit tirer quelque chose de cette opposition. "On a fait abstraction de la composition et du système de jeu de l'équipe adverse, avance le sélectionneur des Bleus en guise de piste. Ce n'est pas un manque de respect, loin de là. A un moment donné, quand je dis qu'il faut mettre l'accent sur notre propre jeu, il faut seulement tenir compte de nos qualités et de nos faiblesses." Pour une fois, ça ne sert pas à grand-chose de se triturer le cerveau dans tous les sens. Ce match appartient aux joueurs, et c'est à eux de le rendre intéressant, sur le moment comme pour la suite. Ou pas.