Cavendish: "Une victoire inhabituelle"

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Cavendish: "Une victoire inhabituelle"
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Battu par Tyler Farrar lundi à Redon, Mark Cavendish a pris sa revanche mercredi en s'imposant au Cap Fréhel, malgré un final que l'on imaginait trop difficile pour lui. Soulagé, le Britannique a retrouvé le sourire, même s'il a tenu à dédier sa victoire à son chien, Amber, décédé la veille.

Battu par Tyler Farrar lundi à Redon, Mark Cavendish a pris sa revanche mercredi en s'imposant au Cap Fréhel, malgré un final que l'on imaginait trop difficile pour lui. Soulagé, le Britannique a retrouvé le sourire, même s'il a tenu à dédier sa victoire à son chien, Amber, décédé la veille. Mark, parlez-nous de cette étape et du final. Vous attendiez-vous à cela ? C'était une étape très, très dure. Toute la journée a été difficile. Je ne m'attendais pas à un final si difficile. A trois kilomètres de l'arrivée, la bosse était un peu trop dure pour moi, mais j'ai encore pu profiter aujourd'hui du travail fourni par mon équipe. Matthew Goss, Tony Martin et les autres m'ont abrité du vent pour que je sois le plus frais possible à l'arrivée. Après la bosse, la descente était plutôt technique et pas évidente à négocier. A deux kilomètres, on était face au vent et André Greipel m'a un peu poussé. Si ça avait été un petit coureur, j'aurais pu jouer des coudes pour m'en débarrasser. Mais il est grand et je me suis retrouvé à l'arrière. Mais ce n'était pas plus mal, car j'étais à l'abri et j'ai pu avoir du punch et me relancer pour le sprint. Il y avait Thor Hushovd, José Joaquin Rojas, Geraint Thomas, qui a tenté de partir à 600 mètres. Je pensais qu'il allait gagner, je me préparer donc à sprinter pour gagner des points pour le maillot vert, mais j'ai pu combler le trou et revenir. Ça a été une grande surprise pour moi de m'imposer ici. Ce n'est pas ma façon habituelle de gagner comme cela, mais ça a marché. C'est le principal. Il y a eu un incident au sprint intermédiaire (Rojas et Boonen ont été déclassés), est-ce que cela à jouer dans votre motivation ? Ça n'a pas été une motivation supplémentaire. Je suis toujours motivé pour le sprint final. Il y a toujours des choses qui se passent, des incidents. Il ne faut pas se focaliser là-dessus. "Renseignez-vous avant de poser des questions" Rojas a dit que vous l'avez gêné à un kilomètre de l'arrivée. Que lui répondez-vous ? Rien. Peut-être qu'il parlait du sprint intermédiaire. Dans ce cas-là, je peux dire que Greipel m'a poussé, mais on ne va pas commencer à polémiquer à tout bout de champ. (on l'informe que Rojas aurait déposé réclamation contre Alessandro Petacchi). Apparemment, Rojas s'est plaint de Petacchi et pas du tout de moi. Renseignez-vous un peu avant de poser des questions. Arrêtez de dire que c'est toujours moi le fautif. Lors de votre interview à France 2 vous avez parlé de votre caractère et vous avez dit que votre problème est dans la tête. Pouvez-vous expliquer ? On ne va pas encore parler de cela, sinon on est là encore pour longtemps. Je veux juste dire qu'il y a des personnes qui m'entourent et qui m'aident à rester serein quand c'est nécessaire.