Cavendish: "Très triste pour Bradley"

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Cavendish: "Très triste pour Bradley"
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Vainqueur de sa première étape du Tour en 2008 à Châteauroux, Mark Cavendish s'est de nouveau imposé où tout à commencer vendredi, décrochant pour le coup son 17ème succès sur la Grande Boucle. Le meilleur sprinteur du monde a tenu à remercier ses coéquipiers de la HTC-Highroad, mais a aussi eu un mot pour Bradley Wiggins, contraint à l'abandon.

Vainqueur de sa première étape du Tour en 2008 à Châteauroux, Mark Cavendish s'est de nouveau imposé où tout à commencer vendredi, décrochant pour le coup son 17ème succès sur la Grande Boucle. Le meilleur sprinteur du monde a tenu à remercier ses coéquipiers de la HTC-Highroad, mais a aussi eu un mot pour Bradley Wiggins, contraint à l'abandon. Mark, c'est votre 17e victoire sur le Tour. Espérez-vous battre le record du plus grand nombre de victoires ? Absolument pas. Ce n'est pas mon but. Certes, je veux en gagner un maximum et revenir le plus souvent possible sur le Tour avec cet objectif, mais je ne suis pas Eddy Merckx. Je veux revenir chaque année avec la meilleure équipe possible. C'est une course tellement importante pour moi. Justement, pouvez-vous nous parler du travail accompli par votre équipe ce vendredi ? Ils ont été incroyables toute la journée. Je ne me suis même pas rendu compte qu'il y avait du vent, car ils ont été constamment autour de moi pour me protéger. On craignait que la journée soit difficile, avec ce sprint intermédiaire à 25 km de l'arrivée, mais elle a été facile pour moi. Il y avait une vraie barrière autour de moi. Je n'avais qu'à rester dans les roues, je n'ai pas donner un coup de pédale dans le final avant les 50 derniers mètres. Cela ne s'acquiert pas en s'entraînant, mais cela découle de la confiance et de la connaissance que l'on a les uns des autres. C'est cela qui est fantastique. Nous sommes très proches, car nous partageons cette expérience. C'est impossible dans ces conditions de ne pas essayer de décrocher la victoire. C'est mon job, mais je suis très fier de la façon dont l'équipe a travaillé. Dans ces conditions, n'êtes-vous pas surpris que votre équipe ne trouve pas de sponsor pour la saison prochaine ? Je suis d'accord avec vous, c'est quelque chose d'incroyable. "Pas besoin d'accélérer pour gagner" Il y a trois ans quand vous avez gagné à Châteauroux, vous aviez dit que le Tour de France était incomparable par rapport aux autres courses. Pouvez-vous expliquer cela ? Je ne critique pas les autres courses, mais elles viennent après. Le plus important pour moi est de gagner sur le Tour. J'ai grandi avec cette course, qui m'a toujours fait rêver, car je la voyais à la télé, ce qui n'était pas le cas du Giro par exemple. En 2008, j'avais en effet obtenu ma première victoire à Châteauroux. Chaque année, je suis là pour gagner d'autres étapes et mon amour pour le Tour grandit Dans votre livre, vous écrivez que vous avez un deuxième coup de rein qui vous permet de gagner les sprints. Vous en êtes-vous servi aujourd'hui ? Non. J'ai du respect pour ce qu'a fait Andtré Greipel (troisième de l'étape, ndlr). Il a essayé de passer, mais j'étudie mes adversaires et je n'avais pas besoin d'accélérer pour gagner. Je savais que je devais seulement continuer sur ma lancée, car je savais qu'il avait encore besoin de deux, trois coups de pédales supplémentaires pour me dépasser. Il est à son meilleur niveau sur ce Tour, mais je savais qu'il n'allait pas pouvoir revenir. Que pensez-vous du changement de règlement du classement par points (un seul sprint intermédiaire qui rapporte 20 points au vainqueur, ndlr). En quoi cela a-t-il changé la lutte pour le maillot vert ? C'est la question que l'on me pose le plus souvent depuis le début du Tour. J'y ai beaucoup réfléchi et j'en suis venu à la conclusion que tout dépend du nombre d'arrivées massives. S'il y a beaucoup d'échappées, cela empêche forcément les sprinteurs de marquer beaucoup de points. Mais cela peut aussi favoriser des coureurs comme Rojas ou Gilbert, qui peuvent aller chercher des points. Un mot sur l'abandon de Bradley Wiggins, touché à la clavicule après une chute et que vous pourriez retrouver chez Sky l'an pochain ? Je suis très triste pour Bradley. Il était dans la forme de sa vie. Il a été très convaincant ces dernières semaines et aurait pu finir sur le podium du Tour de France.