Cavendish récidive

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Cavendish récidive
@ Reuters
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VUELTA - Le Britannique remporte sa deuxième victoire de suite.

VUELTA - Le Britannique remporte sa deuxième victoire de suite. Un ton, deux tons, trois tons au-dessus. Difficile d'évaluer véritablement la marge dont dispose Mark Cavendish par rapport à ses adversaires dans les arrivées massives. Ou, plus exactement, l'avance que possède l'attelage Goss-Cavendish, tant il apparait que le poisson-pilote du Britannique est lui-même nettement plus rapide que la plupart, voire que tous les autres sprinteurs engagés sur cette Vuelta. Jeudi, Goss, en roue libre, avait pu franchir la ligne les bras levés, en signe de victoire, le seul Tyler Farrar ayant pu s'immiscer de justesse entre le duo de la Columbia. Vendredi, lors de la 13e étape, l'Australien a une nouvelle fois déposé son leader dans la dernière ligne droite de Burgos. Cav' n'avait alors plus qu'à résister, sans mal, aux retours de Hushovd et Bennati. Farrar n'avait cette fois-ci rien pu faire. Le sprinteur de la Garmin, qui a perdu au début de l'étape son poisson-pilote Julian Dean, a été piégé par un virage en épingle dans le dernier kilomètre, et n'a pu terminer mieux que sixième. Coïncidence ? "Tout s'est passé comme on l'avait prévu, concèdera d'ailleurs Cavendish devant la caméra d'Eurosport. Je suis bien resté dans la roue de Matthew Goss et quand il s'est écarté, c'était à moi de finir le travail. J'ai même eu du mal à tenir la roue de Matthew tellement il est rapide. Il mériterait lui aussi de remporter une étape. En tout cas, c'est très agréable de courir dans une équipe qui a le même but, pour la confiance c'est incroyable." Une formation Columbia qui avait auparavant effectué le boulot derrière les échappés du jour, Davis, Kaisen, Cheula, Mori et Terpstra. Et maintenant les Mondiaux? Une machine, huilée au presque parfait, dont ne bénéficiera pas Cavendish pour la course en ligne des prochains championnats du monde, l'un des principaux enjeux de sa fin de saison, sur un circuit qui fait débat. Avec son important dénivelé, le parcours de Melbourne sourira-t-il aux purs sprinteurs ? Certains, comme Philippe Gilbert et Filippo Pozzato (qui s'est par ailleurs signalé par des révélations sur son mode de préparation particulier), pensent que non. Mais en cas d'arrivée massive, il faudra compter sur l'homme aux 23 victoires d'étape sur un Grand Tour. Toutefois, en Australie, malgré la présence de Jérémy Hunt (Cervélo) et Geraint Thomas (Sky) dans l'équipe britannique, Cavendish n'aura pas ses habituelles rampes de lancement, Mark Renshaw et Matthew Goss. Et ce dernier, solide vainqueur du GP Ouest-France à Plouay, sera même dans l'impressionnant camp australien (Cooke, Davis, Gerrans, Rogers, O'Grady...). Un adversaire de poids. Tout comme, avec l'Allemagne, un certain André Greipel. L'autre fusée de la Columbia, avec ses 17 victoires cette saison.